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COVID-19 : situation préoccupante, mais pas alarmante au Témiscouata

Publié le 22 février 2021 à 18:12, modifié le 22 février 2021 à 18:18

Par: Guillaume Cotnoir Lacroix

La COVID-19 continue d’avoir des impacts ces jours-ci au Témiscouata. 17 cas se sont ajoutés dans cette MRC depuis mercredi dernier.

La liste continue de s’allonger. Un restaurant et une scierie fermés par mesure préventive, un cas confirmé à la polyvalente de Squatec et à l’école primaire Saint-Pierre de Dégelis, des enfants d’un CPE placés en isolement pendant 14 jours… les impacts de la COVID-19 commencent à se faire nombreux au Témiscouata.

« Quand le virus fait son introduction dans un territoire où les gens ont l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de danger, bien parfois ça fait quelques cas que oups, on s’aperçoit que la situation est sérieuse. » – Dr Sylvain Leduc, directeur régional de la Santé publique

18 cas sont toujours actifs dans la MRC. Plusieurs d’entre eux seraient liés à un travailleur de l’usine DuBreton de Rivière-du-Loup. « Ces cas-là qu’on a actuellement, c’est sûr et certain qu’ils proviennent de l’extérieur », lance d’entrée de jeu le maire de Dégelis, Normand Morin.

Plusieurs sources confirment qu’un travailleur infecté de chez DuBreton qui réside au Témiscouata a rencontré plusieurs personnes dans les derniers jours.

« Je sais qu’ils ont eu des rassemblements sur la glace et qu’ils étaient une bonne gang, mais… il faut vivre avec on n’a pas le choix », avoue un homme de Dégelis lundi matin.

Une situation dont a aussi eu vent le maire, qui digère mal ce genre de comportements.

« Quand tu sais qu’il y a eu des éclosions dans ton milieu, bien tu dois être très vigilant. Tu ne vas pas voir ton père, ta mère, ton frère, ta sœur et faire le tour. Là, tu te ramasses avec plusieurs cas, et ces gens-là rencontrent d’autres personnes », lance Normand Morin. La ville de Dégelis est aux prises avec des cas de COVID-19 pour la première fois depuis décembre.

La Santé publique régionale s’est faite rassurante en entrevue cet après-midi. Le Dr Sylvain Leduc s’est dit confiant de retrouver les chiffres encourageants des dernières semaines prochainement même si, dit-il, « personne n’est à l’abri des surprises.»

La Santé publique fait le point

Lorsque questionné à savoir si la Santé publique était au courant des déplacements interrégionaux visant à combler des postes au Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc a rappelé que de nombreuses entreprises avaient recours aux mêmes pratiques. Il a également comparé la situation à celle des infirmières, qui sont nombreuses à se déplacer pour leur emploi.

« Quand on a un abattoir, on a une usine avec beaucoup de travailleurs. Alors c’est sûr que si le feu prend, le feu prend dans un ensemble où ça peut se propager », explique-t-il en lien avec l’éclosion chez les Viandes duBreton de Rivière-du-Loup.

Le directeur régional de la Santé publique apporte cependant une nuance importante. Il faut s’assurer que les nouveaux venus ne présentent pas de symptômes et les tester rapidement si néc

La Santé publique confirme également que les variants de la COVID-19, qui inquiètent un peu partout dans la province, n’ont toujours pas été détectés au Bas-Saint-Laurent. À nouveau, Dr Sylvain Leduc se veut rassurant, lui qui estime que le maintien et le respect des mesures sanitaires en place devrait suffir à contenir les impacts de ces nouveaux variants.