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COVID-19 : Le personnel hospitalier inquiet

Publié le 25 mars 2020 à 19:13, modifié le 25 mars 2020 à 19:14

Par: Marie-Eve Cloutier

Le personnel hospitalier est en première ligne dans la lutte contre la COVID-19. Des travailleurs du réseau de la santé jugent cependant se retrouver dans des conditions peu sécuritaires, à la fois pour eux, mais aussi pour les patients.

L’inquiétude grimpe chez les équipes de soins, particulièrement aux urgences. Dans un courriel envoyé à CIMT Nouvelles, une personne nous mentionnait que sa mère, une infirmière retraitée qui travaille toujours à temps partiel à l’hôpital de Trois-Pistoles, « ne veut plus y remettre les pieds » tant que les tests de COVID-19 y seront toujours réalisés. Cette dernière craint la mixité entre les personnes potentiellement porteuses du coronavirus et les autres qui doivent emprunter les mêmes passages dans l’établissement.

Cette crainte est aussi partagée par certains patients. « Je ne me sens pas en sécurité, je me demande comment je dois rentrer là », nous dit une femme qui doit se rendre à l’hôpital de Trois-Pistoles pour une prise de sang.

« J’imagine qu’ils ont pris des précautions pour qu’on n’attrape rien. C’est sûr que c’est stressant. J’aurais aimé mieux qu’ils remettent à plus tard mon rendez-vous, après la crise », mentionne une autre.

« Les heures de rendez-vous ont été modifiées, c’est plus long entre chaque. Non, c’est bien organisé », affirme cependant une autre patiente au sortir de l’entrée principale.

Du CHGRP au CHSLD

L’inquiétude se fait également sentir du côté de l’hôpital de Rivière-du-Loup. Une autre personne qui travaille dans le milieu de la santé a également écrit à notre service de nouvelles. Elle se dit préoccupée, car certains membres du personnel doivent à la fois travailler à l’urgence ainsi que dans des CHSLD de la région.

« On sent la tension auprès des équipes de soins. Elles sont très inquiètes de devenir des vecteurs de contamination. Elles sont inquiètes de rapporter le virus à la maison », laisse entendre Cindie Soucy, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec (FIQ) pour la région du Bas-Saint-Laurent.

« Des semaines éprouvantes » à prévoir

« Les prochaines semaines risquent d’être assez éprouvantes pour le milieu de la santé », concède le directeur de la Santé publique au Bas-Saint-Laurent lors d’un point de presse diffusé en direct sur Facebook mercredi.

Si la Santé publique est bien au fait de la situation, elle affirme cependant que les mesures nécessaires sont en place pour protéger le personnel.

« Si quelqu’un était dans un hôpital quelque part pendant qu’il y a eu un cas, mais qu’il n’était pas un contact proche, il n’est pas un risque. Évidemment, il peut continuer à travailler tant dans son milieu que dans d’autres », assure le Dr Sylvain Leduc.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent ajoute que des cliniques de dépistage seront ajoutées prochainement sur le territoire, afin de libérer les urgences des tests liés à la COVID-19.