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Covid-19 | Encore plus difficile pour les bars

Publié le 23 juin 2020 à 11:27, modifié le 23 juin 2020 à 15:02

Par: Antoine Pelland-Ratté

Au Nouveau-Brunswick, les bars sont maintenant rouverts avec la mise en place d’importantes mesures sanitaires. Deux entrepreneurs de Tracadie ont donc dû repenser leur brasserie, au détriment de leur rentabilité et de leurs caractères distinctifs.

Des indications au sol, des plaques de plexiglas, des tables séparées ; c’est ce à quoi devra maintenant s’habituer la clientèle du bar-spectacle Le Stade, à Tracadie. Ces mesures coûteront cher à long terme à ce commerce, qui prévoyait une foule d’événements et d’activités pendant l’été.

«On a plus de pistes de danse parce qu’ils n’ont pas le droit de danser. J’avais des chansonniers ici tous les vendredis. J’avais des journées karaoké. J’ai tout perdu cet aspect-là», explique le propriétaire du bar, Stéphane Sonier.

Selon lui, le véritable défi, c’est de faire respecter les mesures de distanciation sociale à une clientèle sous les effets de l’alcool. «Quand tu prends un coup, t’aimes te coller et avoir du fun, mais il faut qu’on garde, avec la loi que le gouvernement dit c’est six pieds.»

Difficile de faire des profits avec moins de clients. À l’heure actuelle, Le Stade n’ouvre qu’une semaine sur deux. Au resto-bar le Up’n Down, l’avantageuse superficie de l’endroit ne permet pas de rentabiliser de façon satisfaisante les heures d’ouverture.

«On est passé d’environ 160 places qu’on pouvait avoir à un maximum de 34, et ça c’est si on compte que les tables sont complètes, affirme le propriétaire Jessy Lajeunesse. Bien souvent, quand il y a une table de quatre et qu’il y a deux personnes qui s’assoient dessus, en réalité, ce nombre-là diminue encore plus.»

Les deux entrepreneurs confient qu’il était attirant de ne pas entièrement respecter les mesures sanitaires, mais pour eux, ce n’est pas ainsi qu’on arrivera à bout de la pandémie.

«On veut continuer parce que comme je dis, on veut que la situation aille de l’avant. On veut que ça diminue et on ne veut certainement pas retourner en arrière», lance le propriétaire du Up’n Down.

Le gérant du Stade, Stéphane Sonier, est préoccupé pour l’avenir de son bar, puisqu’il devra bientôt décider s’il ferme jusqu’à ce qu’il redevienne rentable.