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COVID-19: Des restaurateurs dénoncent un manque de souplesse

Publié le 9 octobre 2020 à 17:11, modifié le 16 octobre 2020 à 16:43

Par: Cimon Charest

Deux entrepreneurs de Baie-Sainte-Catherine ont décidé de construire un nouvel aménagement à leur pizzeria pour faciliter le respect des règles sanitaires en raison de la pandémie.

« On s’est dit : on n’a pas le choix, on va faire un petit agrandissement sur notre galerie pour la distanciation sociale, » raconte Jacques Martin, copropriétaire du motel-pizzeria La Maison de Travers

Ils ont soumis leurs plans, et après qu’une inspectrice leur ait dit de réduire la taille de leur galerie qui servaient aux gens de faire la file pour les commandes à apporter, un accord verbal téléphonique a été conclu : ils auraient leurs permis… sauf que ce n’est pas ce qu’ils ont reçu par la poste.

« Je n’ai pas eu de nouvelles ; l’inspectrice ne m’a jamais rappelé, » s’insurge Lison Harvey, également copropriétaire du commerce. « 15 jours après, j’ai reçu un avis de non-conformité, il fallait rebâtir la galerie. Il n’y a rien à faire. »

Les deux propriétaires sont choqués. Malgré l’incertitude liée à la COVID-19, ils tenaient à offrir un service à la population.

Non seulement les deux entrepreneurs dénoncent l’injustice qu’ils estiment être victimes, ils demandent un peu plus de souplesse des règles pour les petits villages pour la COVID-19  ; une position que le maire de Baie-Sainte-Catherine ne partage pas nécessairement.

« Non, non. C’est à chaque citoyen à suivre les consignes, » tranche le maire Donald Kenny.

Le maire ajoute également que c’est aux entrepreneurs de se conformer à la loi, et qu’il ne commentera pas le dossier davantage.

Les restaurateurs comptent se battre, et dénoncent avoir des bâtons dans les roues, alors qu’ils tentent simplement de survivre.

« On va voir où ils veulent se diriger avec ça, s’ils veulent aller en cour de justice, je suis prêt, il n’y a pas de problème. Moi je vais les suivre jusqu’aux portes de l’enfer, sauf qu’il y a une chose : je ne renterai pas, » promettent les deux entrepreneurs, dépassés par les événements.