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COVID-19 : des mesures pour protéger l’Île Verte

Publié le 27 mars 2020 à 18:45, modifié le 27 mars 2020 à 18:45

Par: Marie-Eve Cloutier

Des mesures ont été prises par la Santé publique ainsi que par la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs pour restreindre l’accès à l’Île Verte. L’objectif est de protéger la santé des résidents.

Notre service de nouvelles a réussi à mettre la main sur une lettre datée du 17 mars transmise au transporteur aérien assurant la liaison vers l’île, signée par le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

On peut y lire que « compte tenu du contexte actuel de la pandémie de la COVID-19, la situation qui prévaut à l’Île Verte est similaire à ce qui pourrait arriver dans un CHSLD ». Puisque les visites sont désormais interdites dans ces établissements pour protéger la santé des aînées, le Dr Arruda demande ne de plus transporter les jeunes enfants, sauf pour une raison essentielle qui devra être autorisée au préalable.

La municipalité va encore plus loin : on peut lire sur son site que les propriétaires de résidences secondaires ne pourront plus prendre l’hélicoptère pour s’y rendre.

Cependant, selon nos informations, des familles tenteraient de se réfugier sur l’île par d’autres moyens, pour fuir le coronavirus.

Des propos « aberrants »

Un conseiller municipal de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est en désaccord avec l’avis du Dr Arruda.

André-Pierre Contandriopoulos ne se cache pas s’être réfugié sur l’île il y a deux semaines, avec sa conjointe, sa fille, son gendre et ses trois petits-enfants. Lui-même ancien professeur de santé publique, il juge les propos du directeur national de santé publique « discriminatoires » : « Une municipalité gériatrique, c’est déjà étonnant », lance le professeur émérite de l’Université de Montréal.

Il est d’avis que les risques sont moins grands sur l’île pour sa famille qu’en confinement dans la métropole. « Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est une municipalité refermée sur elle-même. L’arrivée des enfants ne serait pas un risque pour toutes les personnes sur l’Île. J’ai l’impression qu’au contraire si on permettait aux familles se s’installer dans un lieu isolé, ça les sortirait de Montréal et ça réduirait le danger de propagation du virus », fait valoir André-Pierre Contandriopoulos, qui ajoute que tous les membres de sa famille restent à l’intérieur la maison et ne côtoient pas les autres résidents.