Course à la chefferie de la CAQ: Bernard Drainville en visite à Gaspé
Publié le 11 mars 2026 à 11:12, modifié le 11 mars 2026 à 13:57
Par: Patrick Giguère
L’aspirant chef caquiste Bernard Drainville était de passage hier à Gaspé dans le cadre de sa tournée provinciale. L’ex-ministre a abordé plusieurs sujets, dont le troisième tronçon du rail, la carte électorale et l’importance de travailler avec les régions.
C’est aux côtés du député de Gaspé que Bernard Drainville s’est rendu au Chantier maritime Forillon avant de rencontrer les médias, après une visite de l’usine.
« C’est la seule visite industrielle que j’ai faite aujourd’hui, mais bon, ce n’est pas nécessairement ma dernière visite en Gaspésie. Il faut en garder pour la prochaine fois », indique d’entrée de jeu l’ancien ministre de l’Environnement.
Bernard Drainville se présente comme un homme de projets et de terrain. Il souhaite prioriser les régions, dont la Gaspésie s’il est choisi. Les pêcheries, le manufacturier, et la relance de Mines Gaspé sont dans sa mire.
« La Gaspésie, on en a besoin. C’est une partie vitale de l’identité québécoise, de la nation et du territoire québécois. Il ne faut pas lâcher. »
Dans le dossier du train, Bernard Drainville souhaite attendre de voir si les besoins industriels et économiques seront au rendez-vous.
Il dit qu’il faut justifier des investissements d’environ 400 millions de dollars pour aller de l’avant avec le tronçon entre Port-Daniel–Gascons et Gaspé.
« Pour le moment, on est un peu en attente de voir si Général Electric ou Osisko vont signifier clairement qu’ils ont besoin du chemin de fer. À ce moment-là, je vous dirais que ce serait plus facile d’aller cogner à la porte du Conseil du trésor et de dire : écoutez, ce projet-là devrait être priorisé par rapport aux autres. »
Durant sa visite au Chantier maritime Forillon, il a pu serrer la main à des travailleurs étrangers.
« Les employés, comme ici au chantier Forillon, devraient avoir un droit acquis. Ils devraient pouvoir passer avant les autres, parce qu’on en a besoin », ajoute le politicien.
Au sujet de la carte électorale, Bernard Dranville est clair, quitte à se battre pour augmenter le nombre de députés à 127.
« On a besoin d’une Gaspésie forte à l’Assemblée nationale et, pour ça, il faut maintenir les comtés actuels. »
« Il faut prendre en considération que les députés sont des êtres humains et qu’il ne faut pas leur imposer des comtés qui demandent quasiment une force surhumaine, qui les obligent à parcourir des heures et des heures de route. À ce moment-là, on met leur sécurité à risque. »
Plus tôt dans la journée, Bernard Drainville a promis de redonner aux contribuables les surplus perçus par le gouvernement en raison de la flambée du prix de l’essence.
Il n’a cependant aucun plan particulier pour que les automobilistes de Gaspé, la troisième ville où le prix à la pompe est le plus élevé, paient moins cher.
« Hé boy… vous me demandez, comment dire, d’intervenir dans un marché sur lequel je ne suis pas certain que l’État québécois a beaucoup de contrôle », répond l’aspirant chef caquiste.
Questionné à savoir si le fait de ne pas appuyer le même candidat à la chefferie que sa collègue de Bonaventure allait créer une certaine tension, Stéphane Sainte-Croix a répondu qu’il soutenait Monsieur Drainville avec une grande fierté et qu’il travaillait très fort pour que celui-ci soit élu.
Le député de Gaspé n’a toutefois pas pu préciser le nombre exact de cartes de membre vendus dans sa circonscription.
« Très heureux d’avoir Bernard, très disponible au niveau de notre population, très intéressé par nos enjeux. Depuis le jour un à titre de député Bernard est un allié dans nos dossiers. »
L’élection du remplaçant de François Legault se fera lors d’un congrès du parti le 12 avril.