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Cindy Ouellet : Les épreuves du confinement

Publié le 13 janvier 2021 à 18:11, modifié le 13 janvier 2021 à 18:11

Par: Vincent Lanoie

Cindy Ouellet s’est confiée sur les épreuves qu’elle a vécu au courant des derniers mois. Être un athlète de haut niveau en temps de pandémie est une épreuve plus difficile qu’on le pense. Après avoir mis tous ses efforts dans les dernières années en vue des prochains Jeux paralympiques, leur report est venu ébranler la Louperivoise.

Cindy Ouellet va beaucoup mieux aujourd’hui, même si la COVID-19 a bouleversé son quotidien. En guise de consolation, elle profite de son centre d’entraînement, aménagé sur mesure. Elle rêvait de se bâtir une nouvelle maison, avec un tel garage. Son rêve a finalement été accéléré dans les derniers mois.

« Moi et mon père, nous avons poussé la fabrication de ce gym. Je pense que le gym était fini avant que j’aille un divan dans la maison. Ça donne un beau produit fini, je suis bien contente», a souligné la principale intéressée d’entrée de jeu.

La déception était vive lorsque la décision de reporter les Jeux paralympiques a été prise le printemps dernier. Des centaines d’heures de préparation tombaient à l’eau pour la Louperivoise. Une pilule qui a été encore plus difficile à avaler en raison des chances de la formation canadienne de basketball en fauteuil roulant de décrocher l’or à la compétition.

« C’est dur à prendre, mais je pense que notre équipe canadienne, nous avons eu des rencontres chaque semaine et on a continué à s’entraîner par ZOOM. On a trouvé une façon de rester positive», a-t-elle mentionné.

La santé mentale de la Louperivoise a été fragilisée avec la pandémie, qui l’a éloignée de son sport et de ses coéquipières.

«Je ne pouvais plus faire de sport, j’étais à la maison en étant confinée et je ne voyais plus mon équipe. J’ai fait de l’anxiété et je suis tombée dans la dépression. Je me suis donc dit qu’il fallait que j’aille voir un psychologue ou un psychiatre. Quelqu’un qui allait être en mesure de m’aider», avoue-t-elle.

Elle souhaite d’ailleurs encourager d’autres sportifs à aller consulter s’ils sentent le besoin.

«J’en parle, parce que je trouve que c’est une faiblesse, mais plutôt une force d’aller chercher de l’aide. Malheureusement, il y a trop d’athlètes qui attendent que la corde soit étirée au maximum. Justement, parfois la corde brise et on ne peut plus revenir en arrière», a mentionné celle qui s’implique dans plusieurs causes.

Cindy Ouellet intégrera une bulle avec l’équipe canadienne dans les prochains temps pour un camp d’entraînement en Ontario.