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Charles-Henri Gagné est « né avec une scie dans les mains »

Publié le 10 juillet 2019 à 13:35, modifié le 10 juillet 2019 à 13:51

Par: Eve Beauregard

On vous présente aujourd’hui l’histoire de Charles-Henri Gagné, cet homme de St-Hilarion pour qui le bois n’a plus aucun secret. À 74 ans, il se démarque dans les compétitions de bûcherons un peu partout dans la province.

 

 

Toujours avec une scie à la main, le sourire aux lèvres, Charles-Henri Gagné est un passionné des compétitions de bûcherons. La clé de son succès? Sa concentration. « Ce qui est le plus dur là-dedans, c’est le mental. De toujours être là », explique le bûcheron. Selon ses proches, il a cela dans le sang depuis toujours. « Il est né avec une scie dans les mains, je pense », s’exclame sa conjointe, Johanne Marier.

Charles-Henri Gagné participe à plusieurs compétitions chaque année. Pas plus loin que la semaine dernière, il a terminé premier dans un événement présenté en Outaouais. À 74 ans, il se donne le devoir de participer à toutes les épreuves, aussi difficiles soient-elles. « C’est comme une journée de 18 heures de gars de travail. Après la compétition, tu es quelques jours sans être capable trop trop de bouger », compare-t-il.

Que ce soit lors entrainement ou de compétitions, sa conjointe Johanne Marier n’est jamais bien loin pour l’encourager. « C’est comme une évasion, puis je me suis habituée à ça. Mais là, j’aime vraiment ça », dit celle qui l’accompagne dans plusieurs villes du Québec.

Certaines épreuves nécessitent de la rapidité et même de courir avec sa scie. Il doit donc être prudent. « Il est rendu quand même à 74 ans. Je trouve qu’il est bon là-dedans, mais il ne faut pas aller au-delà de sa chance aussi », affirme Johanne Marier. « Des fois juste un tissage de hache puis bonsoir, tu n’as plus de jambe. Puis à cet âge-là, ça ne sera pas aussi facile à guérir », raconte Charles-Henri Gagné en riant.

Le septuagénaire accorde une grande importance aux jeunes et souhaite continuer son mentorat : « Moi j’aime beaucoup m’amuser avec les jeunes, on fait des farces, j’agace. Même que ça m’aide de ne pas penser à ce qui peut arriver.

Même si les étoiles dans ses yeux ne sont pas près de s’éteindre, le bûcheron a promis qu’il prendrait sa retraite des compétitions à 75 ans. « Avec ma conjointe, j’ai dit qu’à 75 ans, j’arrêterais », rigole le bûcheron. Sa conjointe, elle, ne le croit pas une seconde « Il vous a dit ça ? Oh mon dieu. OK. On va regarder ça. » Peut-être voudra-t-il ajouter des trophées de plus à son palmarès?