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Chandler: la marche des femmes fait résonner ses revendications

Publié le 14 octobre 2025 à 19:27, modifié le 14 octobre 2025 à 19:33

Par: Patrick Giguère

Une vingtaine de personnes engagées ont défilé cet après-midi dans les rues de Chandler pour dénoncer les inégalités, la violence et la pauvreté qui touchent encore trop de femmes.

Armées d’une banderole, de slogans et de détermination, les marcheuses ont parcouru une partie de la rue Commerciale et du boulevard René-Lévesque, cet après-midi, en scandant à tue-tête des messages de lutte et d’espoir.

À chaque coin de rue, leurs voix ont résonné, portées par la conviction que le changement commence aussi localement.

« Je trouve important qu’on partage le vécu des femmes. Il y a beaucoup de violences qui se fait, et j’aimerais que ça change, c’est pour ça que je suis là », indique Pierrette Lévesque, une marcheuse.

Organisée par le centre de femmes de la MRC du Rocher-Percé, cette marche locale s’inscrit dans un mouvement plus large qui a vu le jour en 1995.

L’initiative féministe lancée par Françoise David, qui était alors présidente de la Fédération des femmes du Québec, était avant tout pour dénoncer la pauvreté.

« C’est toujours en lien avec la bataille continuelle pour les femmes pour être vraiment dans l’équité, légalité puis tout ce qui a trait aux violences faites aux femmes », indique Claudiane Morin, la coordonnatrice de Femmes entre elles.

« Il faut reconnaitre que les femmes ont des droits aujourd’hui et qu’on garde nos droits », rappelle Marie-Claire Blais, la présidente de l’organisme.

Violence conjugale, agressions sexuelles, isolement, insécurité alimentaire… Les problématiques sont multiples, et les femmes de la région sont nombreuses à pousser la porte de l’organisme pour chercher du soutien, une écoute ou simplement un espace pour exister.

« Le débat des femmes ce n’est pas dans tous les pays que la femme va se valoriser ou va avoir des droits. Quand ça arrive, il faut les conscientiser, il faut encore faire comme une certaine éducation », mentionne Mme Caron en parlant des nouveaux arrivants qui viennent aussi se confier.

Malheureusement, comme ailleurs, la région ne fait pas exception à ce qui se vit dans le monde.

« On voudrait que la violence cesse envers les femmes. L’homme n’a pas besoin d’être violent envers les femmes », laisse tomber Mme Blais.

Cette mobilisation, bien que modeste en nombre, a été grande par sa force symbolique. Elle rappelle que chaque voix compte et que la marche vers l’égalité continue, pas à pas.