Centre Ruralités durables : les premiers professeurs bien installés
Publié le 6 juillet 2026 à 16:15, modifié le 6 juillet 2026 à 16:15
Les travaux d’aménagement du Centre Ruralités durables de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sont presque achevés à Baie-Saint-Paul. Les premiers professeurs, eux, sont déjà installés dans la région depuis quelques semaines. Le centre prépare activement sa première rentrée universitaire.
Les dernières finitions sont apportées aux nouveaux espaces de l’INRS à Maison Mère. Les professeurs fondateurs du centre pourront s’y installer dans quelques jours. Entre eux, la chimie a déjà opéré.
« Vraiment il y a eu cette connexion partagée autour de l’envie très profonde de contribuer à la recherche en milieu rural », se réjouit la directrice d’implantation du Centre Ruralités durables, Amélie Forget.
Ils sont déjà trois professeurs et trois autres suivront à l’automne. Ils font de la recherche appliquée dans des domaines aussi variés que la participation et la mobilisation citoyenne, l’approvisionnement durable ou l’épidémiologie rurale.
Emmanuelle Bouchard-Bastien, professeure en mobilisation et participation citoyenne en milieu rural, illustre son travail en prenant les exemples de « l’arrivée d’un parc éolien, le réaménagement d’une route, des activités minières, ce sont des projets qui sont susceptibles de modifier les milieux de vie, positivement et négativement ».
« Est-ce qu’on doit miser sur l’économie circulaire? L’économie communautaire? », sont parmi les questionnements qu’étudie Marilyne Chicoine, professeure en approvisionnement durable.
Samir Méchaï, professeur en épidémiologie durable, souhaite notamment « aller chercher des connaissances qui vont nous permettre de justement comprendre et puis anticiper les risques sanitaires ».
Les trois enseignants-chercheurs ont choisi de travailler, mais aussi de vivre en région rurale.
« J’ai toujours rêvé de vivre dans Charlevoix », confie Emmanuelle Bouchard-Bastien. « Ça a été une adéquation parfaite entre qui je suis et ce que j’aime faire », indique Marilyne Chicoine. Pour Samir Méchaï, « le projet est tellement exceptionnel qu’on ne peut pas résister à un appel pareil ».
Afin d’éviter un choc social, le centre a embauché une ressource pour s’assurer que les professeurs et aussi les futurs étudiants s’épanouissent dans leur nouveau milieu.
« Parfois l’isolement intellectuel de ne pas être dans une grosse université avec des centaines de professeurs et d’étudiants, ça peut finir par avoir un impact. Donc nous, on veut éviter ce phénomène », explique Amélie Forget.
Le Centre Ruralités durables accueillera d’ailleurs ses trois premiers étudiants au mois de septembre. La direction planifie également la construction d’un nouveau bâtiment, en arrière du complexe Maison Mère, d’ici cinq ans.