Cégep de La Pocatière: des étudiants en mission sur un navire de recherche
Publié le 27 octobre 2025 à 16:44, modifié le 27 octobre 2025 à 16:44
Des étudiants du Cégep de La Pocatière ont pu vivre une véritable expérience de recherche à bord d’un navire. Leur mission : collecter des organismes et des champignons marins dans le fleuve.
Le mois dernier, dix étudiants du Cégep de La Pocatière ont récolté des échantillons lors d’une mission de recherche.
« Ça consiste à se promener sur le fleuve Saint-Laurent à différentes profondeurs, récolter différents types de données et d’échantillon. », explique Catherine Bélanger, chercheuse en mycotechnologie pour Biopterre.
Une activité organisée pour une deuxième édition en collaboration avec Biopterre et le Réseau maritime du Québec, grâce à une subvention du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, dans le cadre du programme NovaScience. Deux enseignants et une chercheuse ont accompagné les étudiants.
« Je pense que c’est vraiment unique pour eux, même nous, en tant que chercheur ou enseignant, bien on était chanceux de pouvoir embarquer sur ce bateau. », affirme Rachelle Rioux, enseignante en biologie au Cégep de La Pocatière.
C’est à bord du Coriolis II, un navire universitaire de l’UQAR, que les jeunes chercheurs ont pris le large. Et cette année, le soutien du pôle en enseignement supérieur du Bas-Saint-Laurent a permis d’enrichir le projet.
« Cette année, grâce a l’appui du pôle en enseignement, on a été capable d’ajouter des activités supplémentaires. Donc, on a fait un trait de filet à plancton, donc c’est tout simplement un filet qui va descendre et remonter en filtrant l’eau, et va nous permettre de récolter différents types de micro-organismes. », explique la chercheuse de Biopterre.
Les données et les échantillons servent ensuite en classe.
« Avec les échantillons, aussi, qu’on va avoir récoltés, bien, il va y avoir des suivis qui vont se faire dans différents cours du cégep. Ça va être un groupe d’une trentaine d’étudiants qui va pouvoir manipuler les organismes prélevés. », mentionne l’enseignante.
Mais ça va au-delà des projets académiques. Ce qui est recueilli sert aussi à de véritables projets de recherche et de développement.
« Ça leur permet, justement, de vivre une expérience incroyable, mais de se dire les résultats que je ramène aujourd’hui, ils vont servir à une entreprise peut-être par la suite. », explique Sarah Chouinard, qui est conseillère pédagogique à la recherche au Cégep de La Pocatière.
Le Cégep et Biopterre espèrent récolter le financement nécessaire pour mener une autre mission de recherche l’année prochaine.