Cacouna veut reprendre possession d’un terrain vendu en 2024
Publié le 22 juillet 2026 à 17:28, modifié le 22 juillet 2026 à 17:28
Par: Jasmin Guillemette
La municipalité de Cacouna a entrepris des démarches judiciaires contre une entreprise qui n’aurait pas respecté un contrat de vente. Le conseil municipal souhaite donc reprendre possession du terrain.
Un important projet d’une usine manufacturière devait voir le jour. La municipalité avait accepté la vente de la parcelle située sur la rue des Étangs en 2024 pour 200 000$. Aujourd’hui, elle souhaite en reprendre possession. « On nous a présenté un très beau projet de production. Quelque chose de bien. Alors les membres du conseil avaient accepté de vente le terrain », explique la mairesse de Cacouna, Suzanne Réhaume.
L’entreprise Taeva Industries souhaitait y construire le Complexe Cacouna, une manufacture de fabrication de bâtiments préfabriqués de 700 000 pieds carrés.
Dans le contrat de vente, la municipalité demandait à ce qu’un bâtiment soit érigé sur le terrain avant le 31 décembre 2025. Mais le premier janvier 2026, aucun projet n’avait été entamé. « On voulait qu’au 31 décembre 2025, qu’il y ait un bâtiment dirigé pour ensuite que ça s’en aille en production et que l’entreprise opère », assure-t-elle.
Dans un communiqué, Taeva Industries indique avoir entrepris des travaux préparatoires, notamment du débroussaillage et le nivellement du terrain en juin 2024. Après les élections municipales, l’entreprise a formulé une demande de délais supplémentaires de construction, en précisant que des analyses devaient être effectuées notamment en sécurité incendie et en gestion des eaux usées. Le président, Antoine Beaulieu, indique n’avoir reçu aucun retour de la municipalité. Même chose pour des démarches de reprise de contact entreprises au début de l’année 2026.
«Il y a eu plusieurs appels entre le moment d’achat, où nous avons signé, et le 31 décembre 2025. Il a eu des appels, des rencontres », soutient Suzanne Réhaume, ajoutant que l’entreprise lui indiquait d’être en processus de se conformer aux obligations des clauses.
Le dossier est maintenant entre les mains d’avocats. La municipalité voyait un potentiel intéressant au projet de Tavea Industries, notamment pour ce qui est des revenus fonciers. De son côté, Antoine Beaulieu déplore que des retombées économiques et que des emplois sont en péril. Il ajoute que trois millions de dollars auraient déjà été investis dans l’implantation de cette usine.