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Briser l’isolement en bonne compagnie

Publié le 8 janvier 2019 à 15:20, modifié le 8 janvier 2019 à 17:21

Par: Louis Laflamme

Lundi soir, le restaurant Le Héron, à Carleton-sur-Mer, offrait son annuel souper pour les gens vivant dans la solitude. À constater le nombre de sourires qu’il y avait dans la salle, cette huitième édition fût un autre succès.

« Il y a toute sorte de situations qui amènent les gens à être seuls, et c’est ce qu’on veut corriger », avance le propriétaire du restaurant le Héron, Michel Poirier.

Ils étaient plus de 70 personnes dans la même salle ayant tous un point en commun. Ils ne sont pas démunis ni malades. Ils vivent plutôt dans la solitude. « Nous on s’aperçoit, depuis qu’on est ici, depuis 35 ans, à tous les soirs de Noël, le 24, il y a tout le temps des gens qui attendent qu’on ferme et qui s’en vont… ils ne savent pas où aller, ils n’ont pas de place. Au jour de l’An c’est la même chose, des personnes qui sont seules. Probablement que la solitude est peut être une des plus grandes pauvretés qu’on a dans le coin », explique Michel Poirier.

Depuis huit ans, Michel Poirier se donne comme mission de briser cet isolement. Il le fait en offrant à ces gens une soirée, pour le moins festive, dans son restaurant. Au menu, réseautage, nouvelles rencontres, danse et franche camaraderie.  Sur la table, ces gens avaient droit à un souper du temps Fêtes, sans oublier la (ou les) coupe de vin. Le tout, offert gratuitement.

 « C’est touchant. Ce sont des gens qui sont seuls mais ils ont tellement beaucoup à apporter. Donc c’est de leur dire ; sortez! Parce qu’on a besoin de vous », ajoute Julie Landry du Centre d’Action bénévole St-Alphonse – Nouvelle.

C’est le Centre d’Action Bénévole de St-Alphonse – Nouvelle qui était en charge de faire la liste des invités. Visiblement, leur appel à été entendu. «On essaie de trouver des gens qui seraient vraiment tout seul ou sans famille autour, qui ont des enfants mais les enfants sont partis loin. Donc ça nous a fait plaisir de les contacter et tout le monde a répondu oui », renchérit Julie Landry.

Certains diront même que Michel Poirier est en quelque sorte le Robin des Bois des gens seuls. « Ce sont ces gens là qui nous ont fait vivre, donc faut redonner un peu », conclut Michel Poirier.