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Mouvement autochtone : Blocage ferroviaire à L’Isle-Verte

Publié le 21 février 2020 à 14:55, modifié le 22 février 2020 à 09:51

Par: Fabienne Tercaefs

Depuis cet après-midi, des manifestants bloquent le trafic ferroviaire  en provenance de l’ouest sur le rail du CN à L’Isle-Verte, sur le territoire traditionnel Malécite.

Entre 10 et 15 personnes ont monté un  campement près de la voie ferrée. Il s’agit d’individus cagoulés et masqués qui affirment ne pas être autochtones, mais apporter leur soutien à la cause.  A l’aide de pelles, ils ont érigé plusieurs monticules de neige sur les rails. Plusieurs voitures de la Sûreté du Québec ont été déployées sur place. Notre équipe a pu prendre quelques images avant que les manifestants rapidement, l’en empêchent. Certains ont même brandi une couverture  pour obstruer le champ de vision de la caméra. Un porte-parole devait être présent sur place mais il ne s’est jamais présenté et les individus sur place ont refusé de s’exprimer à la caméra. «C’est important pour nous de manifester pour l’écologie et de supporter la première nation mais c’est illégal toutes ces choses-là donc on a peur de la judiciarisation, » a déclaré l’un d’entre eux.

Les manifestants espèrent arrêter les trains qui se rendent vers la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick. Ils veulent rester là jusqu’à la fin du mouvement et ils ont monté une tente pour, peut être rester, quelques jours.

Dans un communiqué, les militants déclarent que « tenter de contrôler la situation par la force ne fera que cultiver encore plus de colère et plus de blocages verront le jour. Tout ce que le gouvernement peut faire pour ne pas perdre davantage la face, c’est de suspendre le projet ».

La nation Wet’suwet’en lutte contre la construction d’un pipeline sur ses territoires ancestraux en Colombie-Britannique depuis plus de deux semaines.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait une grave erreur. Il ne s’est pas assuré d’avoir une entente avec les chefs héréditaires avant d’autoriser le projet de TransCanada. Il est plus que temps qu’il admette ses torts. Un dénouement responsable passe par l’adoption des quatre demandes des chefs héréditaires : que la province suspende les permis de Coastal GasLink, que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et le consentement libre, préalable et éclairé soit respecté, que la GRC se retire, et que cesse l’utilisation de la force pour accéder au territoire Wet’suwet’en. Répondre à ces demandes est une obligation morale, politique et juridique» ajoute une militante présente sur les lieux, par voie de communiqué.

 

Reste à voir également si le gouvernement fédéral va décider d’agir.