Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Bas-Saint-Laurent : des enjeux de recrutement demeurent criants

Publié le 27 octobre 2021 à 13:26, modifié le 27 octobre 2021 à 13:26

Par: Samuel Gosselin Belanger

Plusieurs enjeux persistent en santé au Bas-Saint-Laurent, notamment en ce qui a trait au recrutement d’infirmières et d’inhalothérapeutes. L’embauche de médecins de famille est également un problème.

 

 

 

C’est du moins ce que constate la Porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé Marie Montpetit qui était en tournée dans la région. La députée du Parti libéral était ici pour rencontrer la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ici au Bas-Saint-Laurent. Elle rencontrait également des artisans du milieu de la santé du KRTB.

«  Pour moi c’était important de venir sur place pour prendre le pouls. Ce sont des réalités que je connais, mais je pense que c’est toujours important de venir et d’avoir ces discussions et de voir les solutions sur la table. Il y en a, mais il faut seulement avoir la volonté de les mettre en place. C’est ce qu’on reproche au gouvernement Legault. C’était important aussi de parler avec des citoyens, des résidents de la région, des usagés qui sont tous les jours dans le réseau de la santé et qui peuvent témoigner des difficultés qu’ils vivent », explique-t-elle.

Selon madame Montpetit, en plus du manque d’infirmières, on note une augmentation de 30 % des citoyens de la région qui n’ont toujours pas de médecins de famille. Elle reproche l’inaction du gouvernement Legault.

« Jusqu’à maintenant ce que le gouvernement Legault a mis sur la table c’est de l’argent et ça c’est malheureux puisqu’il ne semble à l’écoute de ces professionnels-là.  Ils ont été très clairs avec les conséquences que l’on voit justement des bris, des infirmières qui quittent le réseau, des difficultés à les attirer dans le réseau », ajoute-t-elle.

« Nous ce qu’on demande au gouvernement Legault, et ce, depuis plusieurs mois c’est d’être à l’écoute du terrain. D’être à l’écoute de ses professionnels de la santé. Présentement, on voit qu’il ouvre des chicanes avec l’ensemble des professionnels et des syndicats. On l’a vu avec les médecins de famille dans les dernières heures et dans les derniers jours. Pour ce qui est des infirmières et des inhalothérapeutes, on les entend lancer des cris du cœur depuis des mois sur l’épuisement professionnel, sur la détresse qu’on retrouve dans le réseau et sur le fait qu’ils maintiennent à bout de bras depuis maintenant 18 mois. Ce qu’ils demandent c’est meilleures conditions de travail. »

Des départs qui feront mal

Par ailleurs, les départs liés à la vaccination obligatoire en santé continuent aussi d’inquiéter puisque malgré cette date qui a été repoussée d’un mois, soit le 15 novembre, le problème persiste selon Cindie Soucy de la FIQ. Selon les derniers chiffres qu’elle a obtenus, 104 professionnels en soins n’étaient toujours pas complètement vaccinés en date du mois d’août. Elle respecte toutefois leurs décisions.

« Il y a des centres d’activités où qu’on ne peut pas se permettre de perdre encore plus de gens qu’on a actuellement. Si je prends l’exemple ici la médecine chirurgie de Rivière-du-Loup qui a passé un été très difficile parce qu’elle était en sous-effectif. Si on perdait encore deux professionnels en soins, ça serait extrêmement difficile pour celles qui restent de maintenir les mêmes soins à la population », mentionne-t-elle.

«  On s’attend à ce qu’il y ait des gens qui ne voudront pas se faire vacciner. Il faut comprendre que la vaccination reste un choix personnel. Même si nous sommes des professionnels en soins, on a quand même des valeurs personnelles. Certains peuvent avoir des problèmes de santé, des inquiétudes. On doit respecter ces personnes. On doit plutôt des solutions pour les maintenir au travail plutôt que leur donner des impositions de suspension sans solde jusqu’à tant qu’ils se fassent vacciner. Je ne crois pas que c’est une solution gagnante » conclut-elle.

Elle ajoute qu’il serait mieux d’amener un dialogue entre le gouvernement et ces travailleurs afin de trouver des alternatives plutôt que d’imposer des restrictions.