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Barrages : Saint-Roch-des-Aulnaies demande de la souplesse

Publié le 31 mars 2020 à 18:39, modifié le 31 mars 2020 à 18:39

Par: Raphael Brouillette

Les barrages routiers au Bas-Saint-Laurent représentent un casse-tête pour certains citoyens de St-Roch-des-Aulnaies. La municipalité, qui fait partie de Chaudière-Appalaches, est à la limite des deux régions et le maire de l’endroit aimerait que ça soit pris en considération.

La municipalité de 960 habitants est aux portes du Bas-Saint-Laurent à moins de dix kilomètres de La Pocatière et du point de contrôle. La population de l’endroit y faisait la plupart de ses achats courants puisque le village ne compte qu’une petite épicerie et deux stations-service.

Le maire André Simard appuie cette mesure mais demande de la souplesse aux policiers, particulièrement au niveau médical. Certains citoyens se sont vu refuser l’accès au territoire pour aller chercher des médicaments. Les pharmacies les plus près sont situées à La Pocatière.

Il a discuté de la situation avec les autorités, qui se sont montrées ouvertes.

« Ça veut dire que pour les gens, ils doivent transférer leurs dossiers de pharmacie à Saint-Jean-Port-Joli. Entre ce qu’on convient et ce qui se passe sur le terrain, il y a comme un petit décalage. Si ça devait durer plus longtemps, il faut que l’on comprenne que ces deux populations vivent ensemble. Quand les gens de Saint-Roch se déplacent à La Pocatière, ce n’est pas pour aller dans un chalet au Bic. »

Adaptation majeure pour le milieu de l’agriculture. Un producteur de Saint-Roch-des-Aulnaies rencontré par l’équipe de CIMT Nouvelles s’est buté à un refus des forces policières. Il voulait se rendre dans la ville voisine afin de pouvoir nourrir son bétail.

 «  J’ai voulu traverser l’autre bord pour aller chercher de la moulée pour mes veaux et du lait en poudre. Ils n’ont pas voulu que je passe. Là mon fournisseur est en train d’organiser un système de livraison. Mais tous mes fournisseurs sont l’autre côté. »

Ces nouvelles restrictions ont des répercussions sur le commerce local dont à l’épicerie du coin. Certains produits de base ont connu une hausse de vente alors que l’alcool et le carburant sont en baisse.

« Comme notre carburant se vend 5 sous de moins qu’à La Pocatière, c’est maintenant plus difficile pour eux de venir gazer ici. Et moi je me distingue beaucoup au niveau de la microbrasserie. J’avais beaucoup de clients de là-bas qui venaient se dépanner ici et je ne les vois plus. Si on calcule les pertes et les gains, je pense que ça s’équilibre quelque part ». Marco Pelletier, propriétaire Marché des Aulnaies.

Il soutient que plusieurs citoyens favorisent davantage l’achat local depuis le début de la crise. Il tenait aussi à souligner le travail de ses employés qui redoublent d’ardeur en raison de la demande.

La population semble s’adapter à cette mesure temporaire. Les gens devront se tourner vers le commerce local ou se rendre à Saint-Jean-Port-Joli.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a confirmé que les citoyens devraient pouvoir accéder à la région pour des raisons médicales. Reste à voir si la directive sera suivie sur le terrain.