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Baker-Brook : peu d’espoir pour une relance de la scierie

Publié le 1 novembre 2019 à 10:23, modifié le 1 novembre 2019 à 11:56

Par: Jacob Cassidy

Triste journée à Baker Brook. C’est aujourd’hui que la scierie Irving ferme ses portes. Une fermeture effectuée dans la tourmente. Le maire déplore que l’entreprise ne laisse aucune chance de relancer les installations.

C’est par un temps maussade que les journaliers de la scierie Irving de Baker Brook sont entrés au travail pour une dernière fois ce matin. «C’est très triste. Il y en a qui ont laissé une partie de leur vie ici. C’est qui fait plus mal», confie le président du syndicat, Jean-Guy Girard.  Il déplore que ce ne soit pas la première fois qu’Irving ferme une usine de cette façon et craint que ce ne soit pas la dernière.

La fermeture et le démantèlement de l’usine affligent la communauté, d’autant plus qu’un investisseur a démontré de l’intérêt pour acquérir les installations. «Il ne fera pas ça s’il n’a pas une garantie d’approvisionnement en provenance des terres de la Couronne», commente le maire de la Communauté de Haut-Madawaska.

En 1986, Fredericton avait accordé une allocation de 165 000 mètres cubes de bois à l’usine et à Baker Brook. La municipalité avait alors étendu son réseau d’eau et égouts jusqu’au terrain de l’entreprise. «Cette allocation-là n’était pas transférable. C’était attaché au moulin et c’était une protection pour le développement des ressources forestières dans les régions», explique M. Ouellet qui était député à l’Assemblée législative à l’époque.

Après l’achat de la scierie par Irving en 2006, la loi a été modifiée pour permettre les transferts. Les exploitants devaient en contrepartie dédommager financièrement la communauté. Aujourd’hui, aucune trace des droits de coupe ou de la compensation. «Maintenant, ce 165 000 mètres cube là est rendu quelque part. Il est probablement rendu dans les installations d’Irving ailleurs dans la province.»

Seule lueur d’espoir. La plupart des 65 travailleurs ont trouvé un nouvel emploi. Seulement 10 d’entre eux sont toujours à la recherche de nouvelles opportunités. «Il y a 8 postes qu’ils ont placés à l’interne. La balance il y en a beaucoup chez Waska. Les autres c’est le monde qui a fait des démarches pour se trouver un emploi», relate le président du syndicat.

«Ce n’est pas une création de richesse. Parce que tu ne fais que prendre des emplois et les déménager ailleurs. Alors il reste que quand même c’est une perte de 65 emplois», déplore le maire.

Le syndicat continue de revendiquer des indemnités de départ pour les travailleurs avec le plus d’ancienneté, qui préféreraient prendre leur retraite.