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Assurance-emploi : Les travailleurs saisonniers veulent se faire entendre

Publié le 17 novembre 2025 à 16:56, modifié le 17 novembre 2025 à 16:56

Par: Eva Thomas

Une quarantaine de travailleurs saisonniers ont rencontré le député bloquiste, Alexis Deschênes ce matin pour témoigner de leur expérience. Ils revendiquent des changements au régime de l’assurance-emploi, qu’ils jugent inadapté aux particularités de la région.

Prendre le pouls. Voici l’objectif du député bloquiste, Alexis Deschênes venu à la rencontre des travailleurs et travailleuses saisonniers de la région.

« Notre régime d’assurance-emploi est inéquitable, il est inhumain, il est incohérent et illogique. » – Alexis Deschênes, député de la Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj

Les travailleurs saisonniers demandent au gouvernement fédéral d’adapter le régime à leur réalité. Actuellement dans la région, pour être admissible à l’assurance-emploi, il faut réaliser 630 heures.

« Ce sont des heures de fou. Nous, il faut travailler 7 jours sur 7 présentement pour avoir du chômage qui a de l’allure. » – Denise Couture, transformatrice chez Poisson salé Gaspésien.

« Je ne peux pas faire cela à tous les employés. En octobre, il n’y a presque personne, donc je travaille seule » – Denise Cloutier, gérante de la boutique Le Goéland à Percé.

« On a de la difficulté à se faire entendre. Cela fait plusieurs fois que l’on fait des manifestations. On parle mais rien n’aboutit. » – Célline Lamarre, transformatrice chez Poisson salé Gaspésien

Les travailleurs revendiquent 35 semaines de prestations et de devoir travailler 15 semaines pour avoir accès au chômage.

« Le diviseur en ce moment se promène entre 18 et 20, ce qui favorise pas du tout un revenu acceptable. » – Nadia Mongeon, coordinatrice du Mouvement Action Chômage Pabok Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

« À partir de mars, beaucoup de gens voient leur assurance-emploi se terminer. Comment veux-tu vivre ? » – Célline Lamarre, transformatrice chez Poisson salé Gaspésien

Autre crainte soulevée par le mouvement, que la situation pousse certains travailleurs à partir à la retraite ou décourage les jeunes de venir travailler.

« Il y a aucun intérêt à venir travailler ici, surtout pas dans l’industrie saisonnière parce qu’ils ne pourront pas en vivre. » – Nadia Mongeon, coordinatrice du Mouvement Action Chômage Pabok Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Pour le député bloquiste, la rencontre a permis de prendre note des différentes revendications, afin de proposer un projet de loi d’ici l’été prochain.

« Notre position au Bloc québécois, c’est d’augmenter le nombre de semaines de prestations, minimum 35, pour s’assurer que les gens puissent faire le tour. Augmenter aussi le montant qu’on leur verse, au lieu que ce soit 55% du salaire, que ça monte à 60% du salaire. » – Alexis Deschênes, député de la Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj