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Aide au tourisme: le fédéral regarde le train passer déplore Caroline Desbiens

Publié le 6 juin 2020 à 12:49, modifié le 6 juin 2020 à 12:49

Par: Communique de presse

La députée du Bloc Québécois dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, Caroline Desbiens, déplore la lenteur du gouvernement fédéral à réagir à la crise en matière de tourisme.

« Québec a déconfiné les campings et les pourvoiries et Tourisme Charlevoix a lancé un plan de relance ingénieux et digne du dynamisme de la région, dépassant largement leur mandat habituel et ce, afin de venir en aide rapidement aux gens de l’industrie touristique. Pendant ce temps, Ottawa se fait toujours tirer l’oreille pour une aide spécifique au milieu » se questionne la députée.

« Dans notre circonscription, la culture, le tourisme, l’agrotourisme c’est un tout. C’est le pôle économique majeur du comté, sa signature, son essence!  La subvention salariale, c’est bien beau quand tu te qualifies, mais un gîte, un petit hôtel ou un restaurant n’ouvrira pas sans aide parce qu’il va opérer à perte. Ottawa laisse entendre qu’il saupoudrera quelques millions pour la publicité et les mesures sanitaires, mais ça demeure insuffisant pour rassurer les entreprises saisonnières et les travailleurs devant une saison qui risque d’être en demi-teinte » rappelle la députée spécifiant que la marge de profit dans le milieu est déjà mince.

Caroline Desbiens s’est aussi dit très inquiète pour les travailleurs qui n’accumuleront pas assez d’heures pour se qualifier à l’assurance emploi.  « Que vont-ils faire quand la PCU sera terminée et qu’ils n’auront pas droit à l’assurance emploi? »

Concrètement, la députée fédérale propose des solutions adaptées aux réalités :

  • Des critères assouplis pour avoir droit à la subvention salariale puisque les entreprises fermées durant l’hiver ne peuvent démontrer des pertes de janvier à mars;
  • Que le gouvernement offre aux entrepreneurs autre chose que des prêts qui creusent l’endettement de petites entreprises pour aider à défrayer leurs frais fixes et les coûts sanitaires exigés. De petits commerces sont souvent propriétaires et n’ont pas accès à l’aide au loyer;

Pour les travailleurs :

  • Qu’en fin de saison, l’éligibilité à l’assurance-emploi soit assouplie pour intégrer les travailleurs qui n’auront pas pu ou peu travailler cet été. Ainsi, les gens pourront survivre un hiver de plus avant de retrouver un rythme plus normal l’an prochain.

Sans une telle aide, nous sommes en droit de se demander ce qu’il adviendra des travailleurs d’hôtels et des employés des commerces saisonniers qui gravitent autour de la basilique Sainte-Anne, sur la pointe de l’île d’Orléans à Sainte-Pétronille, sur la rue St-Jean-Baptiste à Baie-Saint-Paul ou encore St-Étienne à La Malbaie.

« Si on ne corrige pas le tir, plusieurs ne pourront passer à travers de la crise. L’été débute à peine qu’on s’inquiète déjà pour l’avenir de l’industrie. Il faut rassurer les gens et rapidement » exige la députée.