Agriculture : L’UPA rappelle le besoin d’investir dans la région
Publié le 30 octobre 2025 à 09:05, modifié le 30 octobre 2025 à 16:48
Par: Marion Lavergne
Les producteurs agricoles de la Gaspésie connaissent déjà des difficultés, mais les changements climatiques ne font rien pour aider la situation. La section régionale de l’UPA demande à l’état de délier les cordons de la bourse.
De nombreux agriculteurs devront faire appel à l’assurance récolte, après une saison difficile causée par la sécheresse généralisée.
« Si on regarde dans la région de la Baie-des-Chaleurs, je veux dire, on a manqué beaucoup, énormément d’eau. Il n’y a pas eu de deuxième coupe de foin, les patates, toutes petites toutes petites », souligne Sylvain Arbour, président de l’UPA Gaspésie – Les Îles.
« Aménager des structures pour accumuler de l’eau de pluie, de fonte des neiges, ben là c’est extrêmement compliqué. Il y a des milliers de paperasses à remplir puis de normes pour y arriver », explique Paul Doyon, premier vice-président de l’UPA.
Selon M. Doyon, augmenter les investissements dans la région et alléger les procédures administratives seraient des solutions à envisager pour que l’agriculture reste viable. La Fédération de l’UPA de la Gaspésie-Les Îles réclamait déjà plus de soutien de la part du gouvernement, comme la réalité n’est pas la même en que dans les grands centres.
« Si on veut qu’il y ait de l’agriculture dans les régions comme la Gaspésie, ça prend des programmes pour supporter l’agriculture dans ces régions-là. Ça, on le demande depuis des années. C’est sûr qu’avec le nouveau ministre, c’est quand même un ministre qui va avoir un mandat assez court pour faire des grandes réalisations, mais ce qu’on lui demande, c’est de travailler avec l’Union des producteurs agricoles. C’est la seule façon de faire pour lui des gains importants », renchérit M. Doyon.
L’UPA réitère son souhait d’être exempté de la taxe carbone, comme les autres provinces au Canada. Elle ne prendrait pas compte, une fois de plus, de la réalité en Gaspésie. Un soutien direct à la transition écologique des producteurs serait plus efficace, selon eux.
« On génère autant, tu sais, il y a autant d’argent qui rentre, mais il en sort beaucoup plus qu’il en rentre, c’est ce qu’on voit », ajoute M. Arbour.
Depuis 2019, les dépenses auraient augmenté d’environ trente pourcents. Pourtant, les revenus auraient augmenté de seulement dix pourcents en comparaison.
« Si on veut qu’il y ait du monde qui habite le territoire partout au Québec, qu’il y ait une vitalité économique dans les régions, puis cette vitalité économique-là est souvent en lien avec l’agriculture, ben faut supporter l’agriculture dans ces régions-là », termine M. Doyon.