Achalandage dans les aéroports : Gaspé décolle, Bonaventure freine
Publié le 20 septembre 2025 à 13:47, modifié le 20 septembre 2025 à 14:53
Par: Patrick Giguère
Alors que l’Aéroport de Bathurst encaisse un coup dur avec la perte de son principal transporteur dès janvier prochain, certains aéroports de nos régions suivent des trajectoires opposées. Gaspé décolle à plein régime avec un niveau d’achalandage d’avant-pandémie, alors qu’à Bonaventure des travaux de réfection freinent son envol.
Gaspé
À l’aéroport Michel-Pouliot de Gaspé, plus de 9000 passagers ont transité entre le 1 janvier au 31 juillet dernier, une hausse de 33% par rapport à l’année précédente.
« C’est quand même une augmentation majeure, une augmentation qu’on n’avait pas vue depuis très long. On rattrape les chiffres de 2019 », se réjouit le maire de Gaspé, Daniel Côté.
Après des années de turbulences avec le départ d’Air Canada, la pandémie et l’arrivée de nouveaux joueurs, le maire de Gaspé estime que la stabilité actuelle et le programme gouvernemental qui permet de mettre la main sur des billets à 600 dollars aller-retour vers les grands centres contribuent à cette croissance non négligeable.
« C’est assez intéressant comme écosystème. Comme il y a une certaine concurrence sur le marché les prix n’augmentent pas de façon magistrale non plus », ajoute-t-il.
Bonaventure
La saison estivale a été moins occupée pour les employés de la tour de contrôle.
Entre mai et août, 1047 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés, contre 1282 à pareille date l’an dernier.
La baisse s’explique en partie par des travaux de réfection de la piste et des voies de circulation en juillet, indique le ministère des Transports.
Îles-de-la-Madeleine,
Transports Canada, propriétaire de l’aéroport, ne divulgue pas les statistiques sur les mouvements d’aéronefs ou les voyageurs, jugeant ces informations de nature commerciale.
On confirme toutefois que des travaux sont en cours pour moderniser le point de contrôle de la sécurité ainsi que la salle de bagages.
Aéroport de la MRC du Rocher-Percé
L’organisation nous a indiqué travailler à apporter certains ajustements qui permettraient à d’éventuel transporteurs commerciaux de se poser sur la piste de Pabos. Cet été, des pilotes privés et l’avion-ambulance ont atterri, mais aucune statistique officielle n’est encore disponible.
Rencontre annuelle
Les défis reliés à la main d’œuvre, l diversification des revenus et avenir des aéroports régionaux ont été au cœur des discussions plus tôt cette semaine lors du colloque annuel du Réseau québécois des aéroports qui se déroulait à Rivière-du-Loup. Mais le principal enjeu et non le moindre: le financement.
« Que ce soit régionaux ou locaux, c’est le financement parce que les infrastructures c’est quand même dispendieux à maintenir. Oui, les communautés mettent la main dans leurs poches, mais on constate qu’il n’y a pas de programme d’aide financière », déplore le directeur général, Serge Côté.
« Il n’y a pas nécessairement d’appétit chez d’autres transporteurs en ce moment parce qu’il y en a déjà deux qui nous offre une déserte régulière. On mise sur les deux jours actuels », fait savoir Daniel Côté qui termine en précisant que les vols vers les destinations soleil ou du nord ne seraient pas rentables.