3L Express : un nouvel entraîneur, une nouvelle dynamique
Publié le 10 mars 2026 à 18:11, modifié le 10 mars 2026 à 18:11
Par: Nathanael Paul
Le nom de Serge Forcier a été mentionné à de nombreuses reprises au cours du dernier mois à Rivière-du-Loup. Arrivé en cours de saison derrière le banc des 3L, l’entraîneur-chef a hérité d’un défi de taille : relancer l’équipe et, ultimement, tenter de ramener une coupe dans le Bas-Saint-Laurent. Une présentation de Bérubé GM.
Le congédiement d’Éric Haley et l’arrivée de Forcier ont marqué un moment charnière dans la saison des 3L. Sur papier, les résultats se ressemblent beaucoup sous les deux entraîneurs. Toutefois, Forcier n’a eu que 14 matchs pour travailler avec l’équipe, alors que son prédécesseur connaissait déjà très bien le noyau du club.

Pour Forcier, un changement derrière le banc entraîne inévitablement une nouvelle dynamique au sein d’un groupe.
« Quand tu changes d’entraîneur, il y a toujours une nouvelle dynamique qui s’installe. Là, l’objectif, c’est un peu de réussir à virer le bateau de bord. De mon côté, la passion est encore là. C’est certain que ça achève, disons qu’il en reste pas mal moins qu’il en restait », explique-t-il.
Une vision commune avec l’organisation
La saison dernière, Forcier dirigeait les Pétroliers de Laval avant de quitter son poste en janvier à la suite d’un désaccord avec l’organisation. Avant d’accepter le défi à Rivière-du-Loup, il voulait s’assurer que sa vision du hockey correspondait à celle de l’équipe.
« Avant d’accepter, c’était dans les discussions. On ne peut pas être d’accord sur tout, mais si la vision globale est la même, ça part bien. J’ai expliqué la mienne et quand j’ai vu qu’on partageait pas mal la même vision, je me suis dit : bingo, j’embarque », raconte-t-il.
L’expérience d’un entraîneur aguerri
Avec plus de 500 matchs derrière le banc dans la LNAH, Serge Forcier possède une longue feuille de route dans la ligue. Son souvenir le plus marquant demeure toutefois le championnat remporté avec Saint-Georges en 2023, une conquête réalisée alors que son équipe n’était pas considérée parmi les favorites.
« On a monté l’équipe sur quatre ans et je suis vraiment content de ce qu’on a accompli. J’aimerais ça être capable de refaire ça ici : laisser mon empreinte et aller chercher une autre coupe à Rivière-du-Loup », affirme-t-il.
Son parcours comme entraîneur-chef dans la LNAH remonte d’ailleurs à 2009, une époque où le style de jeu dans la ligue était bien différent de celui d’aujourd’hui.
« J’ai assisté à l’évolution de la ligue. Comme tu disais, c’était très différent il y a environ 15 ans. À l’époque, il y avait facilement trois ou quatre gars par équipe qui attendaient sur le banc pour se battre. L’identité a changé depuis. Aujourd’hui, on voit des gros noms, des gars qui ont joué dans la Ligue nationale ou dans la Ligue américaine », souligne-t-il.