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250 000 $ levés en un mois pour la biodiversité de Charlevoix

Publié le 22 avril 2026 à 16:10, modifié le 22 avril 2026 à 16:10

Par: Jean-Baptiste Leveque

La Région de biosphère de Charlevoix se lance dans la philanthropie pour mieux protéger les milieux naturels et la biodiversité du territoire. Et le milieu, surtout privé, a répondu à l’appel. L’organisme a récolté près de 250 000 $ en seulement un mois.

En créant le fonds Engagement biodiversité Charlevoix au mois de mars, la Région de biosphère de Charlevoix ne s’attendait pas à une telle réponse.

« Personnellement, je suis un peu estomaquée de voir que les gens sont aussi mobilisés, engagés pour la biodiversité dans Charlevoix. Ils veulent vraiment s’investir, s’impliquer pour faire une différence », se réjouit Jennie Barrette, directrice par intérim de la Région de biosphère de Charlevoix.

Habituellement soutenu par des fonds publics, l’organisme a reçu des contributions importantes de fondations et d’entreprises privées.

C’est le cas de Philippe Trudel, avocat et propriétaire du Domaine Belle Plage. « Je trouve que c’est très important qu’on prenne notre place, puis qu’on soit très actif dans le développement de la région, tout en étant écoresponsable et tout en protégeant l’environnement », affirme celui qui est aussi président de la Fondation des Grands Jardins.

Pour Josée Gauthier, copropriétaire du Domaine Frais Air, « l’environnement est au cœur de toutes les décisions d’affaires qu’on prend, puis d’être un citoyen corporatif avec des belles valeurs, ça c’est une condition sine qua none à ce qu’on opère notre PME ».

Avec la grande popularité de la région, la pression sur les milieux naturels et la biodiversité reste forte. Un nouveau plan de conservation a été lancé et veut notamment mobiliser les gestionnaires de territoires pour « s’assurer qu’il n’y ait pas de milieu naturel qui soit laissé de côté », explique Amélie Adam, responsable de la conservation à la Région de biosphère de Charlevoix.

« Nous, on a un peu ce rôle plus global, fédérateur, d’assurer la coordination, le suivi de ce plan-là, mais qui est porté par l’ensemble des acteurs du territoire », ajoute-t-elle.

Une cinquantaine d’actions sont prévues d’ici 2035. Pour les réaliser, il faudra au moins cinq fois plus d’argent.

« C’est déjà une très bonne somme », reconnait Jennie Barrette. « Par contre, ce n’est que le début. Pour venir déployer les actions du plan de conservation, on a besoin de plus que ça », souligne-t-elle toutefois.

Cette nouvelle façon de contribuer semble novatrice dans le milieu des régions de biosphère. Elle pourrait inspirer d’autres organismes à travers le Canada.