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2020 sera une « grosse année » pour le chemin de fer

Publié le 8 janvier 2020 à 16:47, modifié le 8 janvier 2020 à 16:47

Par: Louis Laflamme

2020 devrait être une année mouvementée sur le chemin de fer gaspésien. Certains chantiers d’envergures s’entameront alors que d’autres se poursuivront. Toutefois, la Société du chemin de fer est convaincu que les quelques 146 M$ sur la table ne suffiront pas pour ramener le train jusqu’à Gaspé.

« Ça va être, encore, une très grosse année », lance le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé.

Le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie à plusieurs souhaits pour la nouvelle année. Il veut entre autres que les chantiers déjà entamés continuent à aller de l’avant, comme celui du remplacement des ponts à Cascapédia – St-Jules.

« On sait qu’il reste à peu près 18 à 24 mois pour les ponts à Cascapédia – St-Jules », ajoute-t-il.

Il souhaite aussi voir les travailleurs s’attaquer au 2e tronçon du chemin de fer, entre Caplan et Port-Daniel. Des appels d’offres ont été lancés dernièrement.

« On va voir des travaux plus concrets se faire dans ces tronçons-là cette année. Ce qui est une très bonne nouvelle », se réjouit Éric Dubé.

Mais au-delà des travaux, sa ligne directrice demeure la même.

« S’assurer que les sommes d’argent vont être là et que le projet va se réaliser dans le plus court délai possible », précise le président de la Société.

146 M$ sont investis dans la réfection du rail gaspésien. Et Éric Dubé est catégorique, ce ne sera pas assez.

« On en était conscient, même en 2017, quand le premier ministre l’a annoncé le premier 100 M$ qu’il allait en manquer. Là, il est trop tôt pour déterminer quel montant il va manquer. Mais on sait qu’il va en manquer », avoue Éric Dubé.

Mais à tout le moins, le président de la Société est confiant. Il avance que la collaboration avec le gouvernement du Québec va bon train.

« La volonté politique, je l’ai toujours senti », soutient le président.

Lors du dernier sommet ferroviaire à Drummondville, au début décembre, le ministre des Transports à réitéré son soutien au projet. « Quand un ministre dit ça, c’est qu’il est conscient que ça va prendre des sommes supplémentaires. »

L’échéancier prévoit le retour du train à Gaspé d’ici 2025. Éric Dubé affirme que d’importants efforts sont faits pour déjouer les défis techniques et faire avancer le processus, dans le but de raccourcir ce délai.