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Nouvelles

Publié le 15 juillet 2026 à 16:59, modifié le 15 juillet 2026 à 16:59

Par: Leo Hudon

La 151e saison de la pêche au homard s’est terminée sur une note plus que positive aux Îles-de-la-Madeleine. Il s’agit d’une année record sur le plan financier.

 

Au total, 129,9 millions de dollars ont été générés par les débarquements lors de cette 151e saison de pêche au homard sur l’archipel. Il s’agit d’un record pour les Madelinots.

« L’an passé, de mémoire, c’était 119 millions. Là, on a battu le record d’une dizaine de millions. […] Côté prix, il faut croire que le homard des Îles était en demande. Les industriels ont tiré leur épingle du jeu et sont allés chercher de bons prix sur le marché. Après ça, on espère que ça va continuer comme ça dans les prochaines années », explique le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine, Alexandre Bourgeois.

Le prix moyen du homard était de 8,73 $ la livre. Il s’agit d’une augmentation d’environ 1 $ par rapport à l’an dernier, ce qui fait grand bien aux pêcheurs qui voient leurs dépenses augmenter.

« Malheureusement pour les pêcheurs, le prix n’est pas fixé en fonction de nos dépenses. Une année comme cette année, on est content que le prix ait été là, parce que, justement, comme tu l’as dit, on a une augmentation des dépenses. Les appâts ont coûté plus cher, le carburant a coûté plus cher, donc au final, d’avoir un meilleur prix, ça met un plaster sur la hausse des dépenses », ajoute le pêcheur.

On note cependant une diminution des prises. Le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine précise qu’elles totalisent 14 891 316 livres, soit une diminution d’environ 3,4 % par rapport à la dernière saison.

« Certains, du côté sud des Îles, ont trouvé ça un peu plus difficile côté prises. Les plus gros débarquements ont été faits du côté de Grosse-Île et de Grande-Entrée. […] Je dirais plus du côté nord-est que simplement du côté nord, parce que, si on divise le nord en deux, du côté de L’Étang-du-Nord et de Millerand, je pense qu’il y a eu plus de diminution comparativement à Grosse-Île, où c’étaient des prises records », précise-t-il.

Alexandre Bourgeois se dit surpris du bilan, notamment en raison du début de saison, qui a été plus difficile.

« C’est une année avec des hauts et des bas. On n’a pas été choyés côté météo. C’était une année un peu plus difficile de ce côté-là. Le beau temps a tardé à apparaître. Il est arrivé vers la fin de la saison, mais, dans l’ensemble, on ne peut être que satisfaits des prix qu’on a eus cette année. »

Avec deux saisons record consécutives, le président de l’Office des pêcheurs de homard envisage un bel avenir pour l’industrie aux Îles dans les prochaines années.