Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

10 ans à se souvenir de Charles-Philippe Michaud

Publié le 11 novembre 2019 à 14:05, modifié le 11 novembre 2019 à 19:23

Par: Jacob Cassidy

Le jour du Souvenir a été souligné à différents endroits dans nos régions hier et aujourd’hui. À Edmundston, la cérémonie marquait le 10e anniversaire du décès du caporal-chef Charles-Philippe Michaud. Pour  l’occasion, un hommage spécial lui a été rendu par ses proches et d’anciens collègues.

C’est dans la sobriété que le 11 novembre été souligné à Edmundston. Pour les parents de Charles-Philippe Michaud, la véritable commémoration se déroule après les cérémonies officielles. «On va au cimetière presque tous les jours faire notre tournée. Vérifier les drapeaux et ces choses-là. Aujourd’hui, c’était encore plus important», affirme son père, Conrad Michaud.

Dix ans après que le caporal-chef ait perdu la vie, d’anciens collègues militaires ont rejoint la famille pour rendre hommage à celui qui a succombé à des blessures subies en Afghanistan. «C’est une journée vraiment spéciale, surtout qu’on a ses confrères de travail avec nous autres aujourd’hui, qui nous remplit vraiment de plaisir de les recevoir», confie sa mère Gisèle Michau.

«C’est un gars qui était toujours là pour ses amis. Quand on arrivait dans une cuisine, les gens se tassaient pour aller parler avec lui. C’était le rassembleur. On a perdu un gros morceau, un grand frère d’armes», l’adjudant Bruno Richard.

Ceux qui l’ont côtoyé au front ou sur la base militaire ont tous apprécié sa présence. Ils saluent son dévouement et sa passion pour le métier. «Il est venu à la table chez nous dire à mes parents que l’Afghanistan ce n’était pas si pire que ça, que c’était moins dangereux que ça paraissait, donc il a rassuré mes parents, mais ce jour-là c’est lui qui n’est pas revenu de cette mission», raconte le soldat.

Les parents de Charles-Philippe se souviennent de la surprise qu’ils ont eue quand leur fils leur a annoncé qu’il s’enrôlait. «J’étais fière de lui. J’étais vraiment contente parce que c’était vraiment ça son but dans la vie. Je l’ai toujours encouragé même quand il partait en mission. C’était sa troisième mission», relate Mme Michaud.

Malgré tout l’appui reçu par ses proches depuis son décès en juillet 2009, la cicatrice laissée par son départ reste vive pour ceux qui l’ont connu.