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Maisons d’hébergement pour femmes et enfants violentées : Manque de personnel criant pour pallier à la demande

Publié le 10 janvier 2022 à 17:57, modifié le 10 janvier 2022 à 17:57

Par: CIMTCHAU

La pandémie n’épargne personne. Cette fois, ce sont les organismes qui viennent en aide aux femmes violentées qui demande l’aide de la population. Ceux-ci souhaitent l’aide des instances gouvernementale.

« Que ces personnes-là soient aidées, le plus rapidement possible et de la manière la plus sécuritaire possible », débute Hélène Vendette, directrice de la Maison Blanche-Morin de Chandler.

Alors que tous font des résolutions, la directrice de la maison d’hébergement Blanche-Morin de Chandler lance un cri du cœur.  Les organismes, les intervenants et les bénévoles qui viennent en aide aux femmes violentées sont à bout de ressources.

« Très difficile de recruter, je vous avoue que ce l’était un peu avant la pandémie, mais l’arrivée justement de la pandémie n’a fait qu’accentuer le problème », confie Hélène Vendette.

 

 

La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes violentées qui représente trente-sept lieux d’accueil et environ vingt maisons de seconde étape fait le même constat.

« On n’avait jamais vu cette situation, on avait toujours réussi assez bien à circonscrire les éclosions… », ajoute Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femme violentée.

Depuis le début de la pandémie en 2020, l’organisme SOS violence conjugale a reçu le plus haut taux de demandes depuis sa création… avec près de quarante et un mille demandes par téléphone, clavardage et textos.

« Il nous reste encore trois mois à l’année et on termine le 31 mars et on est déjà rendu à quarante-quatre milles, donc c’est clair que la deuxième année de la pandémie pour nous a été encore plus occupée que la première », constate Claudine Thibaudeau, Responsable du soutien clinique de SOS violence conjugale.

Les maisons d’hébergement se retrouvent donc dans l’obligation de refuser des gens en détresse.

« On retrouve des maisons d’hébergement ou cinquante pour cent, ça va même jusqu’à soixante-dix pour cent du personnel qui n’est pas disponible, soit qu’il est en isolement, en attente de résultats ou qu’ils sont contaminés », précise Manon Monastesse.

Les maigres salaires et les horaires difficiles n’aident pas à trouver du personnel.

« C’est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours semaines, l’horaire atypique c’est plus difficile pour toutes les travailleuses en maison d’hébergement », dit Claudine Thibaudeau.

La Fédération s’inquiète de ne pouvoir répondre à la demande et souhaite que les instances gouvernementales entendent leurs demandes.

« Deux cents femmes nous ont dit qu’elles avaient été victimes d’une tentative de meurtre, ça veut dire que si elle n’avait pas été en maison d’hébergement, elle serait surement morte », termine Manon Monastesse.

La Fédération des maisons d’accueil demande à la population d’appliquer dans leurs centres afin de pouvoir pallier à la forte demande de cette tranche de la population vulnérable.