Budget 2022 : Hausse des taxes de 3,8 % pour les citoyens de Rivière-du-Loup
Publié le 20 décembre 2021 à 20:15, modifié le 21 décembre 2021 à 15:53
Par: CIMTCHAU
La Ville de Rivière-du-Loup a présenté, ce lundi, son budget pour l’année 2022 ainsi que son Programme triennal d’immobilisations 2022-2024. Cet exercice financier, qui a été qualifié de « responsable », est évalué à plus de 52 M$, soit 3 M$ de plus que celui de l’an dernier. Alors que l’année financière se terminera officiellement le 31 décembre prochain, la Ville prévoit également un surplus monétaire pour la dernière année.
Mauvaise nouvelle toutefois pour les citoyens qui verront une fois de plus leur compte de taxes grimper, soit de 3,8 %, ce qui représente en moyenne 109 $ de plus qu’en 2021. Malgré tout, cette hausse se retrouve en deçà du taux d’inflation qui se situe à 5,2 %, selon les plus récentes données publiées en novembre dernier.
Ce montant supplémentaire pour chaque ménage permettra de couvrir les frais pour la Sécurité publique, soit ceux de la Sûreté du Québec, qui ont augmenté de 4 % ainsi que les dépenses supplémentaires en lien avec le système d’aqueduc, des égouts et des matières résiduelles, qui voit une variation à la hausse de plus de 12 %, soit 1,2 million de dollars pour l’année 2022. De plus, ce budget fait état d’une augmentation de près de 3,5 M$ des dépenses de fonctionnement et affections de la Ville.
« Chaque fois qu’on n’augmente pas le compte de taxes dans la mesure des besoins qu’on a, on sait qu’on peut frapper un mur. Nous ce qu’on veut c’est de lisser les augmentations et ne pas arriver à faire des augmentations de 1 à 5 % l’année suivante […] mais c’est sûr que la pandémie et tout ce qui ce passe présentement c’est inconfortable pour tout le monde, mais en même temps on se doit d’être sécuritaire dans les actions que l’on prend et je pense que la façon dont on le fait on s’assure de répondre aux besoins des citoyens », affirme le maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille.
« C’est une hausse qui est contrôlée. Rappelez-vous quand j’ai fait le budget l’an dernier avec le conseil […] l’essence était à 1,15 $, présentement il est à 1,50 $. On en consomme de l’essence. On a ouvert des contrats pour le déneigement des stationnements, ce qui amène une croissance importante des dépenses, mais ces contrats-là sont reflétés en 2022 également. C’est un budget responsable et on ne voulait pas couper dans les services », explique pour sa part Jacques Moreau, directeur des finances et trésorier à la Ville.
Hausse de taxes à travers les années
- 2018 : 2 %
- 2019 : 2,24 %
- 2020 : 4,6 %
- 2021 : 1,03 %
- 2022 : 3,8 %
Par ailleurs, le taux de la taxe foncière sera également à la hausse. En 2021, il était de 1,1 $ par 100 $ d’évaluation alors qu’en 2022 ce même taux sera de 1,1465 $ , soit une variation de près de 3 %. Au final, cette hausse de taxes pourrait rapporter près de 2 M$ en revenus supplémentaires à la Ville. La Ville explique cette légère augmentation en raison de la hausse du prix de gestion des égouts qui passe de 185 $ en 2021 à 220 $ en 2022. Notons que selon ce présent budget, 67 % des revenus de fonctionnement de la Ville proviennent de celles-ci.
Investissements
Concernant le projet triennal d’immobilisations, la prochaine année sera celle qui verra le plus d’investissements de la part de la Ville avec 42,6 M$ comparativement à 35,5 M$ en 2023 et 22,3 M$ en 2024. La construction de la caserne d’incendie et le projet d’agrandissement de la bibliothèque Françoise-Bédard expliquent cette différence notable. Au final, ce sont plus de 100 M$ qui seront investis dans les trois prochaines années.
Concernant la dette de la Ville, celle-ci poursuit son ascension alors qu’on évalue cette dernière à plus de 60 M$ en 2022. La valeur nette des immobilisations grimpe également avec plus de 213 000 $ pour la prochaine année.
« Une ville qui se développe n’aura jamais une dette à zéro. Il faut comparer notre endettement avec d’autres ratios comme la richesse foncière, par rapport à notre capacité de payer nos citoyens et finalement, les services qu’on veut rendre aux citoyens. De cette façon-là, ça ne m’inquiète pas », admet Jacques Moreau.
« On voit que l’immobilisation, les investissements ont été beaucoup plus grands que le taux d’endettement et ça, c’est un indice qui ne ment pas. Quand on se dit […] oui on a une dette, mais nos immobilisations sont beaucoup plus grandes c’est là-dessus qu’on se rattache et c’est un bon indicateur pour l’avenir aussi », conclut Mario Bastille.