Le patineur de vitesse Guillaume Bastille prend sa retraite
Publié le 25 janvier 2018 à 09:12, modifié le 26 janvier 2018 à 10:34
Par: CIMTCHAU
Le patineur de vitesse sur courte piste Guillaume Bastille met un terme à sa carrière. La fierté de Saint-Modeste en a fait l’annonce officielle cet après-midi. Après avoir été ignoré comme choix discrétionnaire de l’équipe canadienne olympique il y a quelques mois, ce n’était qu’une question de temps. C’est un énorme chapitre de sa vie qui se termine.
Après plus de 25 ans dans le monde du patinage de vitesse dont 12 au sein de l’équipe nationale, Guillaume Bastille accroche ses patins.
« J’ai eu la chance de pouvoir compétitionner et espérer me qualifier pour les Jeux de 2018. J’oserais dire que la décision étant quand même assez mûrie. J’avais déjà établi la limite. C’était les Jeux olympiques de 2018 », explique l’athlète de 32 ans.
Guillaume Bastille peut regarder derrière lui avec fierté. Une médaille d’or olympique aux Jeux de Vancouver, une médaille d’or aux Championnats du monde, 25 médailles en Coupes du monde, dont 11 en solo. Sans compter tous les prix qui lui ont été remis au cours de son long parcours.
« D’avoir réussi à rester parmi les meilleurs aussi longtemps. Je pense que… Je ne m’attendais pas à être émotif…C’est sûr que les Jeux olympiques de 2010 étaient supers intéressants », mentionne Bastille.
« Son plus bel accomplissement, en tant que père, c’est d’avoir réussi tout ça en faisant son BAC et une maîtrise », affirme avec fierté son père Louis-Marie Bastille.
Pour la famille Bastille, c’est également une étape qui se termine.
« C’est un tournant pour toute la famille, pas juste pour lui. C’est sûr que depuis 25 ans, on le suit, on le supporte ».
Les succès ne viennent pas sans quelques déceptions. Parmi celles-ci, sa non-sélection aux Jeux de Sotchi au profit de François Hamelin et les blessures des dernières années.
« Après cette déception-là, de ne pas m’être classé pour le Jeux de Sotchi, je repoussais à chaque année ma retraite. Je voulais continuer à performer, je ne voulais pas juste m’accrocher pour rien », analyse l’ex-patineur de vitesse.
L’athlète de Saint-Modeste s’entraînait deux fois par jours, 6 jours par semaine. Il est prêt à entreprendre un rythme de vie normal à Montréal.
« J’ai tellement donné, ça a tellement été ma vie pendant longtemps que de passer à autre chose va juste faire du bien. Un nouveau rythme, une vie plus stable. »
Guillaume Bastille est et restera pour toujours, un des plus grands athlètes du KRTB.