Aval du Nouveau-Brunswick pour l’exploitation de bleuetières à Tracadie
Publié le 3 septembre 2021 à 16:10, modifié le 3 septembre 2021 à 16:10
Par: CIMTCHAU
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick va de l’avant avec l’exploitation de bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie. Plusieurs citoyens déplorent cette décision, alors que peu de personnes auraient été consultées.
Les exploitants de bleuetières ont reçu l’aval du gouvernement du Nouveau-Brunswick pour exploiter l’ancien champ de tir de Tracadie.
Deux propositions ont été émises par la province, soit la sollicitation de 2000 âcres pour l’aménagement de bleuetières. La deuxième touche 2735 âcre répartie en 28 parcelles et d’une zone de plus de 600 âcres sera érigée tout près, pour les producteurs actuels. La nouvelle a semé la grogne dans la communauté.
« La population en général dans la région ne digère pas ça. Je peux vous dire que vous pouvez seulement jeter un coup d’œil sur les médias sociaux », note l’ex-président du Club chasse et pêche de la région, Gilles Sonier.
« Ce qui est choquant est que l’on revient à la case départ. Dans le fond, ce qu’ils ont annoncé quelques mois passer est la même annonce », ajoute Keith Chiasson, député de la circonscription Tracadie-Sheila.
Des affiches ont été affichées au champ de tir de Tracadie, démontrant les secteurs qui seront exploités. D’ailleurs, aucune consultation n’aurait eu lieu depuis une dizaine d’années, selon Gilles Sonier.
« Ce n’est pas vrai qu’ils l’ont fait. Ils l’ont réalisé les consultations dans les années 2000. La situation n’est pas la même qu’actuellement. Le plan qu’ils suivent, j’en ai une copie, ils suivent ce qu’ils veulent. »
Keith Chiasson s’inquiète sur les conséquences environnementales d’un tel projet. Il croit que le gouvernement opère de la même manière que dans les années 60.
« Ça ne se fait plus aujourd’hui, on ne peut plus le faire. Il faut qu’on s’adapte à la réalité d’aujourd’hui et dans le fond, avec ce genre de projet, on ne peut plus utiliser le modèle de développement utilisé par le passé. C’est de trouver un équilibre entre le développement et conserve la nature. »
Des manifestations pourraient survenir prochainement.
« Il va y avoir du grabuge. Pour cette année, ils ont sauvé leurs récoltes, mais j’ai bien peur que l’entrepreneur qui va amener de l’équipement, à cet endroit, pour faire du travail », indique Gilles Sonier.
Les soumissionnaires ont jusqu’au 1er mars pour présenter leur proposition, mais plusieurs souhaitent que la province fasse marche arrière.