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Habitat du chevreuil: Edmundston pointée du doigt par des protecteurs de la faune

Publié le 17 mars 2021 à 17:18, modifié le 17 mars 2021 à 17:18

Par: CIMTCHAU

Des citoyens d’Edmundston sont d’avis que des coupes forestières effectuées par la Ville d’Edmundston sont à l’origine de la migration de chevreuils près de résidences pour se nourrir en hiver. Étant donné que d’autres coupes ont été effectuées par d’autres groupes dans le même secteur, la municipalité estime qu’il est difficile de lui attribuer entièrement la responsabilité de la situation.

La Ville d’Edmundston reconnaît avoir empiété dans la zone-tampon de 30 mètres lors d’une coupe forestière dans le secteur Iroquois en décembre 2019. Un avertissement officiel a été reçu du ministère de l’Environnement. Elle entend prendre les mesures nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise.

«On s’est servi d’informations qui se sont s’avérées erronées; faut prendre des mesures correctives; par rapport aux bords des cours d’eau, on va mesurer physiquement à la place et ne pas uniquement se servir d’outils GPS», a indiqué le directeur général de la Ville d’Edmundston, Marc Michaud.

Depuis quelques hivers, des chevreuils ont commencé à venir se nourrir dans les quartiers résidentiels. Le comité de sauvegarde du chevreuil et de son habitat de la région d’Edmundston réclame une meilleure gestion des terres municipales.

«Y’a des méthodes, avoir un comité de gestion qui jase ensemble; pas juste une personne ou deux qui décident des alentours de la ville», a souligné Éric Bouchard, membre du comité de sauvegarde.

Selon ces amants de la nature, des initiatives doivent être mises en place pour compenser la perte de son habitat pour le chevreuil. La municipalité a interdit aux citoyens de nourrir ceux qui s’amènent près de leurs résidences.

«Pour pouvoir aider le chevreuil, premièrement faut organiser quelque chose, faut que ce soit encadré; on ne peut nourrir n’importe où, n’importe comment avec n’importe quoi », a dit Jules Picard, président du comité.

Ils estiment que la problématique doit être analysée dans son ensemble.

«Il faut agrandir notre écran pour regarder tous les éléments, tous les indicateurs qu’on a là et voir de quelles façons on peut le régler dans la cohabitation harmonieuse de la faune et de l’habitant», a indiqué Monique Ouellette, membre du même comité.

Aucune plainte concernant le nourrissage de chevreuils n’a été reçue par la Ville d’Edmundston cet hiver. Les faibles précipitations de neige pourraient en être la cause puisqu’ils ont pu se déplacer en forêt pour s’alimenter.