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Moment de recueillement à la mémoire de Mindy Godin à Grand-Sault

Publié le 23 décembre 2020 à 20:46, modifié le 24 décembre 2020 à 11:07

Par: CIMTCHAU

Quelques centaines de personnes, dont ses enfants et membres de la famille, ont pris part à une vigile à la mémoire de la regrettée Mindy Godin, mercredi soir, à Grand-Sault. Rappelons que la jeune mère de 32 ans a été tuée par son ex-conjoint en début de semaine.

Ce moment de recueillement visait à perpétuer la mémoire de cette mère de famille, qui a connu une fin tragique.

«Moi ça me faire encore de quoi, je ne le crois pas encore; on va finir on va sortir de là; elle est toujours avec nous autres», a dit sa collègue de travail et co-organisatrice de la vigile, Nadia Aubé.

Chandelles à la main, les participants ont marché en silence le long du boulevard Broadway. À mi-chemin, ils ont écouté des chants religieux. Des ballons ont été lancés au ciel par les deux enfants de la victime.

«On aurait aimé mieux célébrer les fêtes dans une autre circonstance, quoique le monde est rassemblé pour donner leur appui à la famille», a indiqué le maire Marcel Deschênes.

«Un événement comme ce soir, ça donne la chance au moins au monde de se réunir et de guérir un petit peu les blessures qu’on sent», a commenté le député de Victoria-La Vallée, Chuck Chiasson.

Dans la foule, certains avaient déjà côtoyé la jeune femme, tandis que d’autres sont venus sympathiser avec la famille.

-«Je tiens à cœur les deux petits enfants qui vont être sans maman, c’est très dur pour une grand-maman de voir des petits enfants pâtir».

-«Y’a des pères de famille ici, on est tous sur le bord à Mindy; des gens comme cela, ce n’est pas acceptable; j’espère que justice va être servie».

Tous tenaient à envoyer un message d’espoir aux victimes de violence conjugale. Cette femme peut en témoigner. Il est difficile de prendre la décision de quitter son conjoint.

-«On a tout le temps espérance qu’il va changer, on a tant espérance que ça va venir mieux; on a toujours espérance que; on a peur de sortir, on a peur d’être seule; on a peur de ne pas avoir d’appui».

Après leur parcours, les participants ont déposé les chandelles, des photos de la victime et des toutous près d’une affiche dénonçant la violence conjugale.

-«Je me pose des questions où d’autre ça se passe ici à Grand-Sault, Nouveau-Brunswick; est-ce que j’ai des ami-e-s de la famille qui vivent la même chose comme ça, pendant la pandémie; ça fait questionner».