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50 fidèles dans les églises : une décision incomprise

Publié le 24 septembre 2020 à 17:02, modifié le 24 septembre 2020 à 17:30

Par: CIMTCHAU

Le retour à l’interdiction d’accueillir plus de 50 personnes dans les églises ne passe pas en Gaspésie. Selon le diocèse de Gaspé, tout est appliqué pour réduire le risque de contagion et il s’agit tout simplement d’une injustice.

Au diocèse de Gaspé, on comprend mal le retour de l’interdiction d’accueillir plus de 50 personnes dans les lieux de cultes. Alors que les cinémas et salles des spectacles peuvent toujours accueillir jusqu’à 250 personnes. « Si on est limité à 25 ou à 50, il n’y a presque plus de monde qui peut rentrer finalement en plus de 8 bénévoles. Faites la soustraction, il reste très peu de monde », souligne l’évêque du diocèse de Gaspé, Mgr Gaétant Proulx.

Une nouvelle restriction qui fera mal une fois de plus à la fabrique des églises. « C’est déjà commencé dans le diocèse, il y a des églises qui pensent mettre fin à leur fonctionnement », soutient Mgr Proulx.

La santé publique réplique que le risque de transmission dans les lieux de culte est élevé. « Dans la plupart des cultes, les gens sont avec leur famille les uns avec les autres, il y a des amitiés des liens familiaux alors les gens ont tendance à se rencontrer avant et après », soutient le Dr Yv Bonnier-Viger, le directeur régional de la santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

« À l’église, tout se passe parfaitement bien, mais après ils sont dehors puis il y a le petit gouté (et les accolades) mais ce n’est pas la responsabilité de l’église », déplore l’évêque de Gaspé. Le diocèse assure que tous les protocoles sanitaires sont respectés à la lettre et que la communion n’a pas lieu lors de funérailles. « Il n’y a pas eu à notre connaissance aucune éclosion dans les lieux de cultes. Peut-être qu’on pourrait aller au cinéma faire une messe aussi », ajoute à la blague Mgr Proulx. Plus sérieusement, les évêques de la province tentent d’interpeler Québec pour les convaincre de changer d’idée. « On est en train d’entrer en relation avec le gouvernement du Québec et avec la santé publique, on espère que ça va déboucher dans le sens qu’on souhaite », conclut-il.