Délai douloureux pour un septuagénaire de New Carlisle
Publié le 19 décembre 2017 à 15:50, modifié le 19 décembre 2017 à 15:50
Par: CIMTCHAU
Un homme de New Carlisle déplore les délais d’attente pour recevoir une injection de cortisone à sa hanche. Philipe Martin, âgé de 79 ans, n’a reçu aucune nouvelle de l’hôpital de Maria depuis le mois de septembre, malgré que sa douleur soit constante. De son côté, le CISSS maintient que les délais sont respectés.
« Parce que ça fait mal. Quand j’ai une injection de cortisone, c’est plusieurs mois que ça ne fait pas mal », explique Philipe Martin.
Il y a 65 ans, Philipe Martin a dû se faire couper une jambe et, depuis une dizaine d’annése, sa hanche droite le fait souffrir, car elle compense pour la perte de son membre. « Je ne veux pas en avoir une à tous les trois mois. Quand ça fait plus mal, là je fais la demande » .
C’est en septembre que le septuagénaire a fait une demande pour une injection de cortisone, un anti-inflammatoire, à la hanche: « Le docteur a fait la demande le 20 septembre pour une injection de cortisone. Après ça, c’est l’hôpital qui décide tout ».
« L’hôpital va téléphoner au patient pour lui donner son rendez-vous pour qu’il puisse recevoir son injection. Pour ce genre de traitement là, on n’a aucun délai d’attente, on respecte vraiment les délais qui sont prescrits par le médecin », explique l’adjointe à la PDG et aux relations avec les médias du CISSS, Geneviève Cloutier.
Quatre mois plus tard, Philipe Martin n’a toujours pas eu de nouvelles de l’hôpital de Maria. C’est sa fille qui a finalement téléphoné aux différents départements: « On se demande tout le temps si la demande est bien arrivée, pis là c’est long, pis ça prend du temps, pis il y a toujours des raisons ». Monsieur Martin explique qu’ « ils lui ont dit que ce ne serait pas avant la fin février. Ça veut dire 5 mois d’attente pour une injection de cortisone qui prend 10 minutes ».
« C’est un traitement qui est sous prescription médicale. Donc, à l’hôpital, on va recevoir la prescription du médecin, il va prescrire une injection », informe Geneviève Cloutier.
Philipe Martin a perdu sa jambe alors qu’il avait 14 ans, dans une explosion à St-Elzéar: « Je passais par là quand l’explosion s’est produite. La moitié de mon pied y est resté et mon soulier est resté dans la rue ».
Malgré son handicap, Philipe Martin a relevé ses manches. Il a travaillé toute sa vie en mécanique: « Des 18h par jour, j’en ai fait. Peut-être que c’était pour que je prouve quelque chose ».
Aujourd’hui, le retraité souffre, et chaque jour sans anti-inflammatoire, la douleur augmente: « Il y a toujours eu des délais mais pas de 5-6 mois ».