COVID-19 : La fermeture de la frontière Témiscouata/Madawaska fait réagir
Publié le 18 septembre 2020 à 17:07, modifié le 18 septembre 2020 à 19:15
Par: CIMTCHAU
La fermeture de la frontière entre le Témiscouata et le Madawaska suscite beaucoup de réactions. Les citoyens et les municipalités des deux régions sont partagés sur la décision prise par le gouvernement du Nouveau-Brunswick.
Les familles sont à nouveau séparées par les postes de contrôle du Nouveau-Brunswick. Pour Vicky Gauthier, cette décision de la province est insensée alors que plusieurs de ses proches vivent au Témiscouata : «Ma sœur, elle était enragée hier. Elle me parlait sur Messenger. C’est comme, elle était écœurée elle là. Ce n’est pas normal qu’est-ce qu’ils font là. Ils nous font pâtir.»
Les Témiscouatains ne peuvent plus se rendre au Madawaska comme ils le faisaient depuis le 1er août : «J’ai de la famille là-bas, puis, on était censé d’y aller justement aujourd’hui. On avait des papiers. J’ai ma nièce qui est là quand même et qui ne peut pas venir voir ses parents. C’est sûr, mais écoutez, on est dans une situation qui n’est pas drôle non plus là. »
À Edmundston, certains citoyens applaudissent les mesures prises par Fredericton : «J’étais pour la réouverture de la frontière, mais je crois que le gouvernement a bien agi là. Là, il y a des infections. Puis, ça ne veut pas dire que ça ne va pas rouvrir à nouveau.»
Avec une fermeture qui persiste, certaines municipalités du Nord-Ouest estiment ne pas être à l’abri des conséquences économiques et sociales.
«On a une relation avec le Témiscouata qui est importante. Mais, je dois me fier aux personnes qui sont les experts et puis qui ont à prendre, qui ont à faire ces recommandations-là», a expliqué le maire de la communauté rurale du Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet.
Cette restriction a été prise en raison du nombre de cas élevés de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent. Dans la MRC du Témiscouata, on s’explique mal l’initiative du gouvernement et de la santé publique néo-brunswickoise.
«Ce qu’on ne comprend pas c’est que pourquoi nous on est pénalisé, alors qu’on a le même nombre de cas ou presque que la Matapédia eux, c’est resté ouvert», a mentionné la préfet de la MRC du Témiscouata, Guylaine Sirois.
«À Dégelis là, on n’a pas eu aucun cas actuellement. Puis, je regarde les municipalités qui sont mitoyennes avec le Nouveau-Brunswick-là. Saint-Jean-de-La-Lande ou Packington ou secteur du genre. Il n’y a pas eu de cas ici dans le territoire. Il y a eu des cas, oui, dans le Témiscouata. Mais il n’y en a pas eu dans cette partie que je vous nomme», a affirmé le maire de Dégelis, Normand Morin.
Le calvaire des familles séparées par la frontière pourrait durer. Impossible de déterminer quand le jumelage Témiscouata Madawaska pourra reprendre.