Nouveau-Brunswick : Une division linguistique marquée depuis les élections
Publié le 17 septembre 2020 à 16:39, modifié le 17 septembre 2020 à 16:39
Par: CIMTCHAU
Depuis les élections provinciales lundi, une division linguistique est présente plus que jamais au Nouveau-Brunswick. Les francophones du Nord de la province ont massivement voté pour les libéraux, contrairement au sud anglophone qui a opté pour les conservateurs.
La division linguistique inquiète au Nouveau-Brunswick. Sous le gouvernement progressiste-conservateur majoritaire de Blaine Higgs, la Société acadienne du Nouveau-Brunswick craint une possible aliénation. L’organisme qui a accueilli plus de 500 nouveaux membres depuis lundi sonne l’alarme.
«Je pense qu’il y a une grosse partie de la population acadienne et francophone qui se disent qu’il est peut-être rendu temps de se tourner vers nos organismes porte-parole», a affirmé le directeur des communications de la SANB, Éric Dow.
Le Madawaska a souvent eu tendance à se ranger derrière le parti au pouvoir dans le passé. Selon le politologue Roger Ouellette, 2020 fait exception à la règle alors que la région a plutôt voté contre Blaine Higgs : «Blaine Higgs a un passé avec le parti COR. Blaine Higgs, en 2018, est élu sans l’appui des francophones. Blaine Higgs qui gouverne pendant deux ans avec l’appui de l’alliance des gens. On peut comprendre que Blaine Higgs a vu les portes du Nord se fermer totalement.»
Pour le député d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours, le gouvernement a du pain sur la planche pour rallier l’ensemble de la province : «Les gens du Nord ont lancé un message clair à Blaine Higgs. À cette heure, lorsque l’on regarde le sud, il y a aussi une polarisation à ce niveau-là. Il y a un leadership qui doit être présenté de la part des élus.»
Le Parti libéral, lui, débute un nouveau autre chapitre. La défaite de lundi soir force le groupe d’élus à se regrouper rapidement.
«Il va falloir travailler très fort. Il va falloir se diriger vers les autres régions du Nouveau-Brunswick pour faire comprendre à l’ensemble de la population que nous devons tous travailler ensemble et que le bilinguisme est un avantage», a expliqué le député d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours.
Les libéraux devront nommer un chef intérimaire avant de lancer une course à la chefferie. Jean-Claude D’Amours pourrait-il remplacer Kevin Vickers? Le député d’Edmundston-Madawaska-Centre affirme qu’il est trop tôt pour répondre à cette question.