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Une préalerte qui a des conséquences économiques dans Charlevoix

Publié le 11 septembre 2020 à 17:12, modifié le 12 septembre 2020 à 05:23

Par: CIMTCHAU

Ça fait près d’une semaine que la santé publique a mis sur pied son Système d’alerte régional concernant la COVID-19. La région de Charlevoix, qui a été placée dans la zone jaune, en préalerte, fait face à des répercussions économiques.

C’est avec surprise et déception que les élus ont constaté que la région de Charlevoix était inclue dans la zone jaune, avec la Capitale-Nationale.

Le maire de La Malbaie, Michel Couturier, commente: « Ça paraît quand même drôle qu’on soit en zone jaune. Charlevoix-Est n’a pas de cas depuis un certain moment, Charlevoix se porte quand même assez bien par rapport à la région de Québec. Mais faisant partie de la Capitale Nationale, évidement qu’on embarque dans l’agglomération. »

Puis Jean Fortin, maire de Baie-Saint-Paul, dit: « C’est sûr que ça été un peu surprenant parce que nous on savait ce qui se passait à Québec, puis que dès qu’ils auraient introduit des codes, c’est évident qu’avec ce qui se passait à Québec, eux autres seraient au moins en code jaune. Mais nous on n’est pas dans la même situation. »

Charlevoix qui n’a pas vraiment été touché par la première vague de Covid-19, avec seulement une dizaine de personnes infectées, fait maintenant face à une inégalité territoriale. Pour certains, c’est une décision politique.
Raphaël Dubois, président à la Chambre de Commerce de Charlevoix, réagit: « |…| Charlevoix est une entité complètement distincte de la Capitale Nationale et ne ressemble absolument pas à ce qui peut se passer en ville, par exemple. Alors, pour la suite des choses, au niveau de la Covid, on aimerait beaucoup que Charlevoix soit, ne soit pas amalgamé à la grande ville de Québec. »

La députée Émilie Foster fait d’ailleurs des représentations auprès du gouvernement « pour que les codes de couleurs tiennent compte des sous-régions. » Pendant ce temps, les entreprises liées au tourisme craignent de perdre un grand nombre de réservations.

« Je vous dirais que les chiffres étaient quand même assez impressionnants puis vertigineux. Il y en a qui disait que ça y allait par dizaine d’annulations. J’ai eu des chiffres comme 40 annulations en 2 heures. », confie Mitchell Dion, directeur général de Tourisme Charlevoix.

Sans une révision de la part de Québec, la saison touristique pourrait se terminer abruptement avant l’hiver. Les Charlevoisiens sont appelés à poursuivre leur conduite exemplaire pour justifier un retour à la zone verte rapidement.