Éclosion de COVID-19 : La santé publique fait le point
Publié le 10 septembre 2020 à 11:39, modifié le 10 septembre 2020 à 17:45
Par: CIMTCHAU
Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a fait le point, jeudi matin, concernant l’éclosion de COVID-19 qui frappe la région du Kamouraska, à la suite de fêtes survenues du 30 août au 6 septembre dernier. Le nombre de personnes infectées continue de grimper, alors que le cap des 100 cas est maintenant atteint.
Lors d’un point de presse, le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, a précisé que le bilan quotidien fait état de 90 cas. Or, d’autres tests positifs ont été confirmés au cours de la nuit. Ainsi, le nombre de personnes infectées à la COVID-19 depuis le début de la pandémie a franchi la barre des 100, en date de jeudi, 10 h.
Une vingtaine de cas sont dorénavant liés à cette éclosion. La transmission est maintenant considérée comme étant de niveau secondaire, ce qui inquiète les autorités. Des personnes qui n’étaient pas aux rassemblements privés, mais qui ont été en contact avec d’autres gens qui y étaient, ont reçu un résultat positif.
Le CISSS mobilise toutes ses ressources autour de cette éclosion. « C’est une question de temps », a déclaré le Dr Leduc, indiquant qu’il s’agit d’une course contre la montre afin d’identifier toutes les personnes possiblement en contact avec le virus.
La santé publique affirme que la collaboration avec les personnes contactées est bonne, mais n’exclut pas de demander l’aide de la Sûreté du Québec, au besoin.
Le Bas-Saint-Laurent bientôt classé jaune?
Le Bas-Saint-Laurent pourrait franchir un palier dans le système d’alertes régionales de la COVID-19. La région est présentement au palier 1-vigilance, soit le niveau vert.
Cependant, Sylvain Leduc reconnaît que le Bas-Saint-Laurent pourrait passer au palier 2, soit celui de la préalerte. L’un des critères pour augmenter la vigilance consiste à comptabiliser 30 nouveaux cas positifs en une semaine.
« On s’y dirige assez allègrement. On prend déjà acte avant même de [changer de] palier. On annonce qu’on a rehaussé nos mesures de vigie », concède le Dr. Leduc.
La santé publique réitère son appel au dépistage et affirme resserrer ses mesures dans les établissements du CISSS.
Fête majeure
Notre service de nouvelles a appris que la fête majeure, qui serait survenue le 30 août, s’est déroulée dans une maison de chambres composée uniquement de jeunes locataires. La police serait aussi intervenue à un endroit, lors de cette soirée, qui est le point de départ de cette éclosion.
Plusieurs rumeurs circulent dans la région, dont celle affirmant que des gens de l’extérieur non étudiants seraient venus faire la fête.
Déception et inquiétude
Des jeunes se disent déçus du dénouement, mais ne sont pas surpris. Même son de cloche au sein de la population à La Pocatière. Certains citoyens ont indiqué que la ville accueille tellement d’étudiants, qu’il fallait s’y attendre.
Le maire Hudon, lui, n’entend pas à rire. Il demande, rien de moins, qu’une présence accrue des policiers ainsi qu’un resserrement des règles concernant les rassemblements de dix personnes et plus. La situation l’inquiète. Selon lui, tous les gens, et non pas juste les jeunes, doivent prendre leur responsabilité ou bien recevoir une amende.
Avec la collaboration de Fabienne Tercaefs, de Raphaël Brouillette et d’Amélie Paquette.