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Nouvelles

Les cliniques vétérinaires très sollicitées depuis la fin du confinement

Publié le 27 août 2020 à 16:26, modifié le 27 août 2020 à 16:33

Par: CIMTCHAU

Depuis la fin du confinement les vétérinaires de la Baie-des-Chaleurs en ont plein les bras. Un énorme retard est observé depuis la reprise des activités et la menace constante d’une deuxième vague de la COVID-19 inquiète les professionnels du milieu animalier.

Les urgences étaient priorisées pendant le confinement ce qui a provoqué un retard considérable dans la  médecine préventive tant chez les petits que les plus grands animaux.

« Jusqu’à deux mois, deux mois et demi de retard dans nos horaires de vaccination, tous les nouveaux chiots, les chirurgies. Déjà qu’on était dans une situation précaire avant, ça fait qu’empirer », exprime la vétérinaire-propriétaire de la clinique du Sud-Gaspésien, Catherine Landry.

Le nombre d’animaux malades a également augmenté pendant les derniers mois.

« Pendant la pandémie on a eu beaucoup plus d’animaux malades qu’en temps normal. On a eu plus de fractures, plus d’orthopédie et on a eu beaucoup plus de corps étrangers », estime la vétérinaire-propriétaire des cliniques vétérinaires Lépine de St-Omer et d’Atholville, Nicole Lépine.

Le retard observé en Gaspésie est également attribuable au manque de main-d’œuvre qui sévissait bien avant la pandémie.

« Il y avait un manque flagrant de vétérinaires, puis au-delà des vétérinaires, les techniciens. Il y a un manque de main-d’œuvre dans la région autant dans les petits que les grands animaux et probablement encore plus criant dans les grands animaux », déplore madame Landry.

À la clinique Lépine d’Atholville au Nouveau-Brunswick, l’équipe est complète.

«  J’ai même dit non à un vétérinaire cette année qui voulait venir travailler chez moi parce qu’on est quatre vétérinaires », lance madame Lépine

La prévention est de mise en raison d’une possible deuxième vague d’infection à la Covid-19.

«Quand on remarque que son animal présente des symptômes, se gratte un peu les oreilles, c’est d’y voir immédiatement pas d’attendre que la condition s’aggrave», conclut madame Landry.

Les propriétaires d’animaux de compagnie doivent faire preuve de patience alors que l’obtention d’un rendez-vous peut aller jusqu’à deux mois.