Les ados de la Capitale‐Nationale réagissent avec aplomb à la COVID‐19
Publié le 22 août 2020 à 10:48, modifié le 22 août 2020 à 10:48
Par: CIMT Nouvelles
Les adolescents de la région de la Capitale‐Nationale prennent la pandémie de COVID‐19 au sérieux et se sont assez bien adaptés au confinement, révèle un sondage auquel ont répondu 4100 jeunes de 20 écoles secondaires de la région.
Les résultats préliminaires de l’enquête COMPASS‐Québec 2020 montrent que les répondants ‐‐ âgés en moyenne de 15,8 ans ‐‐ connaissent bien les faits scientifiques entourant la COVID‐19 et qu’ils appliquent les mesures sanitaires appropriées pour éviter sa propagation.
« Les jeunes font, dans l’ensemble, preuve d’une grande maturité et d’une forte capacité d’adaptation, ont déclaré les Dr Slim Haddad et Richard Bélanger, médecins‐conseils à la Direction régionale de santé publique de la Capitale‐Nationale et chercheurs à VITAM. Loin du tableau catastrophique que certains aiment évoquer, ils envoient plutôt un message et un exemple positifs au reste de la population ».
Le rapport que les deux chercheurs viennent de présenter à leurs partenaires régionaux renferme une foule d’informations sur la réaction qu’ont eu les adolescents en période de confinement entre mai et juin dernier.
Par exemple, 83 % affirment avoir annulé ou déplacé des sorties et 89 % disent avoir évité les endroits achalandés. Par conséquent, 63 % ont accru leurs communications virtuelles avec leurs amis et 76 % rapportent avoir augmenté leur temps d’écran.
Heureusement, 95 % des jeunes répondants disent s’être bien entendus avec les membres de leur famille immédiate pendant le confinement, quoique 73 % avouent s’être inquiétés de leur santé ou de celle de leurs proches et que près d’un tiers disent avoir été angoissés par la situation financière de leur famille.
Les deux tiers indiquent s’être ennuyés, la moitié s’être senti seul(e) et le quart plus anxieux ou stressé. Au contraire de ce que certains auraient pu craindre, un accroissement important de l’usage d’alcool, de tabac, du vapotage ou de cannabis n’a pas été observé.
Notons que l’aisance matérielle des familles des répondants n’a que très peu d’impact sur leurs réponses, qui sont très semblables d’un groupe à l’autre, mais que les différences sont plus marquées selon le sexe des répondants.