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Des postes de contrôle séparent des familles à Lac-Baker et Saint-Jean-de-la-Lande

Publié le 2 juillet 2020 à 14:03, modifié le 2 juillet 2020 à 14:03

Par: CIMTCHAU

La réalité à Lac-Baker est particulière depuis la fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick. La municipalité se retrouve séparée de celle de Saint-Jean-de-la-Lande, située seulement quelques kilomètres plus loin, au Québec. Une plus grande liberté entre les deux communautés voisines est réclamée.

Beaucoup plus difficile pour ces deux municipalités de se côtoyer depuis la mise en place des postes de contrôle. Pour ce résident de Saint-Jean-de-la-Lande, impossible d’aller à l’épicerie ou d’effectuer quelconque achat au Nouveau-Brunswick, seulement à quelques kilomètres de chez lui. Serge Boulet a uniquement une autorisation spéciale pour aller travailler. Aucun membre de sa famille ne peut lui rendre visite au Québec et le contraire est tout aussi compliqué : «J’ai un gars à tout faire qui vient m’aider d’habitude à l’année longue chez nous parce que j’ai beaucoup de lumières de Noël à ramasser et des figurines et là je suis tout seul avec ça. Je trouve ça dur pas mal pis y reste à 12 km d’ici et il ne peut pas venir m’aider. »

Situation particulière pour les citoyens néo-brunswickois qui ne peuvent pas aller n’importe où sur le Lac-Baker alors qu’une partie de l’eau se retrouve sur le territoire québécois.

«Mais faut que tu ailles à une place spécifique, tu ne peux pas bouger là. Là il te demande un numéro de licence puis toute une histoire, un numéro de téléphone d’où tu vas, l’adresse et tout», a mentionné ce résident de Saint-Jean-de-la-Lande, Serge Boulet.

De son côté, ce résident de Lac-Baker affirme que les postes de contrôle, qui se situent devant son domicile, lui procurent une sécurité : «Oui, je n’ai pas de troubles avec ça, je m’entends bien avec eux autres. Je suis content même qui ailles ça parce que me semble que je me sens plus protégé moi-même.»

La visite de son fils qui habite à quelques mètres des frontières le satisfait amplement.

«Je n’haïrais pas ça aller le voir. Mais comme qui peut venir me voir, je respecte ça. J’aime mieux voir ça comme ça que voir le monde de Montréal qui vienne ici nous infecter comme qui est en train de se faire», a affirmé Pat Plourde.

Tout comme avec les provinces de l’Atlantique, plusieurs citoyens réclament une bulle entre les régions du Témiscouata et du Madawaska. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick estime que ses frontières pourraient rouvrir avec le reste du pays dans quelques semaines.