COVID-19 : Un travailleur essentiel doit s’isoler à son retour au Nouveau-Brunswick
Publié le 14 mai 2020 à 16:44, modifié le 14 mai 2020 à 16:44
Par: CIMTCHAU
La fermeture des frontières interprovinciales force un résident d’Edmundston, qui est considéré comme un travailleur essentiel au Québec, de s’isoler à chaque fois qu’il revient au Nouveau-Brunswick. Une situation qui oblige également sa famille à rester en quarantaine.
Pour une raison inconnue, le conjoint de Mélanie Fraser n’est pas considéré comme un travailleur essentiel par Fredericton. Pourtant, le fédéral considère son poste dans le secteur minier comme un service essentiel. Malgré les mesures d’hygiène strictes des mines et des documents approuvés par les médecins, la santé publique du Nouveau-Brunswick refuse l’exemption au confinement.
«Si le gouvernement pouvait réévaluer les normes qui qualifient les travailleurs essentiels, qui qualifient les gens aussi d’avoir le droit à ces exemptions-là parce que présentement on sent comme si on était tout mis dans un même bateau, on si on ne fit pas dans le bateau, bien, arrangez-vous avec vos troubles», a mentionné Mélanie Fraser.
Cette décision a un impact sur toute la famille. La dame d’Edmundston ne peut rouvrir sa garderie.
«Je ne peux pas rouvrir mon entreprise. Même si les garderies vont rouvrir. Je n’ai pas le droit de rouvrir. Puis, même si je voudrais aller me chercher un autre emploi pour subvenir à mes besoins. Je ne peux pas non plus. Parce qu’il n’y a pas personne qui va m’engager parce qu’on est en quarantaine 14 jours sur 21 jours», a expliqué Mélanie Fraser.
Si la situation perdure, leur enfant pourrait manquer des journées à l’école.
«On en est à se demander s’il faut qu’on se loue un appartement au Québec. Faux-tu qu’on vende, qu’on déménage au Québec parce que si ça dure pendant six mois, un an, un an et demi. Pour l’instant, je veux travailler, mais je veux que mon enfant ait le droit à son éducation aussi», a ajouté Mélanie Fraser.
Le mari de Mélanie Fraser n’est pas le seul de la région à travailler au Québec. D’autres travailleurs sont pourtant exemptés de la quarantaine. L’ouverture rapide des frontières changerait la donne.
«Je vais pouvoir rouvrir mon entreprise, rouvrir ma garderie. En ce moment, tous mes parents ont dû aller ailleurs. Donc, c’est dur», a affirmé Mélanie Fraser
Après avoir demandé de l’aide à différents députés du Nord-ouest, Mélanie Fraser espère un soutien du gouvernement de Blaine Higgs.