Un couple réclame plus de soutien pour ceux qui vivent un deuil périnatal
Publié le 3 janvier 2020 à 17:19, modifié le 3 janvier 2020 à 17:27
Par: Catherine Pellerin
Des parents d’Edmundston réclament plus de soutien pour ceux qui vivent un deuil périnatal. Il y a un an, ils ont vécu cette dure épreuve. Leur bébé est décédé, après 36 semaines de grossesse. Karine Lacombe et son conjoint ont reçu de l’aide psychologique à l’hôpital, mais déplorent le manque de suivi par la suite.
Le 23 janvier 2019, le cœur de la petite Riley a cessé de battre. La mère de famille était alors enceinte de huit mois.
« Quand on t’annonce cette nouvelle-là, à part de pleurer, il n’y a rien d’autre qu’on peut faire.»
« C’est un rêve que tu as d’avoir un enfant, c’est différent du deuil d’une personne que tu as déjà connue », ajoute son conjoint, Patrick Boucher.
Après une césarienne d’urgence, les parents ont pu passer quelques heures avec leur petit ange. « On a eu l’aide du psychologue à l’hôpital, mais rien n’a suivi. Personne n’a retourné nos appels rendus à la maison »
Ils se sont sentis abandonnés, de retour chez eux, là où la réalité les a frappés de plein fouet.
« Après six semaines, la secrétaire de mon médecin nous a appelés pour savoir si on voulait faire le suivi pour notre bébé. Mais il n’y avait pas de bébé. »
Une étude confirme le manque de soutien
La doctorante Tina Emond a effectué une étude pour mieux comprendre la réalité des couples, qui vivent le traumatisme d’une fausse-couche.
« On parle de 20% des grossesses qui se terminent par un deuil périnatal. Pour certains parents, la visite à l’urgence est la seule et unique opportunité de recevoir un soutien tangible. »
Le Réseau de santé Vitalité s’est montré ouvert à ses recommandations. Un document pour mieux informer les parents sera bientôt complété. Des outils guideront aussi le personnel soignant.
« De savoir quelles informations je dois donner aux parents, de quelle façon je dois intervenir. »
Des changements espérés
Karine Lacombe et son conjoint espèrent des changements. « On veut éviter ces choses-là pour les prochaines personnes, avoir de l’aide pour les prochaines personnes qui subiront malheureusement un drame comme nous autres. »
La famille souhaite aussi apporter une lueur d’espoir à ceux qui doivent surmonter ce deuil difficile.
« C’est moins douloureux et on continue d’espérer d’avoir un autre petit bébé dans les prochains mois ou les années à venir. »