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Période de dégel: Stationnement interdit aux poids lourds au centre commercial de Baie-St-Paul

Publié le 4 avril 2019 à 15:53, modifié le 4 avril 2019 à 15:53

Par: CIMTCHAU

La période de dégel est commencée dans Charlevoix depuis lundi dernier et elle se terminera à la fin mai. Pendant ces semaines, le centre commercial Le Village de Baie-Saint-Paul a pris la décision d’interdire l’accès à son stationnement pour les poids lourds, comme leur présence cause d’importants bris à chaque année.

Le stationnement du centre commercial Le Village est un endroit très fréquenté par les camionneurs. Toutefois, réparer annuellement les bris qu’occasionnent les poids lourds coûte environ 8000$. Cette année, pendant la période du dégel, l’accès leur est donc interdit.

«Il y a une grande réflexion d’apportée. Si on ne l’a pas fait avant, c’est parce qu’on respecte beaucoup les camionneurs. C’est certain qu’en période de dégel, le stationnement est fatigué et il fatigue encore plus. Des hivers comme on a cette année, c’est difficile, on le voit sur les chemins, il y a des nids de poule», explique la directrice générale du Centre Le Village, Odette Tremblay.

Pour les camionneurs, qui se font interdire de plus en plus d’accès à travers la province, ça commence à devenir problématique.

«On rentre dans la cour et on voit qu’il n’y a plus de place. C’est un peu achalant. On voit que les camionneurs, on commence à manquer de place. Mais ce n’est pas juste dans Charlevoix, c’est partout à travers le Québec», constate un camionneur.

«Vous étiez habitué à dormir à cet endroit? Ça fait 36 ans que je viens ici. Je me fis là-dessus. Sinon il y a le poste de contrôle de la SAAQ, et à part de ça, il n’y a plus de place. Et nous, en matières dangereuses, je ne peux pas me stationner dans la rue. Ça me prend une place», mentionne un autre conducteur de poids lourd.

Le problème serait réglé si le ministère des Transports payait une partie de la note des réparations. Une éventualité qui est toutefois peu probable. «Parce qu’on est une cour privée. Le MTQ, s’il vient mettre des sous dans ma cour, tous les autres pourraient dire ‘moi, il y a ça dans ma cour’. Moi je défie chaque commerce de prendre deux vannes par nuit, chacun leur tour, donc ça nous soulagerait», propose Odette Tremblay.

De son côté, si le MTQ ne sort pas le chéquier, la Ville est prête à se retirer de la liste des villages-relais. «Ce qui serait dommage. C’est évident que ce n’est pas l’objectif qu’on recherche, mais quelque part, on se demande comment le ministère peut être amené à collaborer là-dedans», se demande le maire de Baie-Saint-Paul, Jean Fortin.

La direction du centre commercial rappelle que la mesure est temporaire, et que les camions pourront reprendre leurs habitudes après la période de dégel.