Sensibiliser au suicide, un « ; » à la fois
Publié le 25 janvier 2019 à 17:22, modifié le 25 janvier 2019 à 17:22
Par: CIMTCHAU
La tournée Point-virgule, menée par la tatoueuse Julie Orphanos, était de passage à Carleton-sur-Mer. Elle utilise son art pour sensibiliser les gens aux problèmes de santé mentale.
Julie Orphanos a décidé d’utiliser son art pour sensibiliser le plus de gens possible à cette cause, et ce, un signe de ponctuation à la fois. « En littérature, le « ; », c’est quand l’auteur pourrait mettre un point à sa phrase mais décide de la continuer. Donc c’est un symbole pour se rappeler que nous sommes les auteurs de notre vie, ne lui mettons pas fin maintenant. Puis le « ; », c’était vraiment en lien avec une amie qui est décédée par suicide, où j’ai voulu souligner son 1er anniversaire. Donc, j’ai trouvé l’idée bonne de pouvoir amener ça ici », explique l’artiste originaire de la rive-sud de Montréal.
La tournée Point-virgule offre l’opportunité, à qui le veut bien, d’immortaliser ce symbole pour la somme de 20$. « On en garde 50% pour le matériel et frais de déplacement. On en donne 50% à l’Association québécoise de prévention du suicide ou a des organismes qui ont une raison de vivre qui est en lien avec la signification du « ; » », enchérit-elle.
Sa tournée à débutée au mois de novembre. Depuis, grâce à elle, plus de 850 personnes porteront le « ; » à tout jamais. En l’espace de deux jours à Carleton-sur-Mer, environ 120 personnes se sont prêtés au jeu.
À terme, Julie Orphanos estime qu’elle aura tatoué plus de 1000 personnes, et offert plus de 20 000 $ en dons à l’Association québécoise de prévention du suicide.
Briser le tabou
« Ce sont surtout des rencontres. Ce sont surtout des histoires. C’est un tattoo qui dure pas longtemps donc c’est 50-60 personnes que je rencontre qui me jase, qui se confie, on rigole, on pleure, on rit. Les gens vont se reconnaître, ça va être un signe rassembleur. Les gens vont savoir qu’ils ne sont pas seul à avoir une histoire. Ça va faire parler, ça va faire de l’éducation », ajoute-t-elle.
Comme quoi tout ce qui touche à cette cause peut marquer la mémoire, mais aussi, la peau.