Des entreprises se préparent à la légalisation du cannabis en octobre
Publié le 9 juillet 2018 à 17:13, modifié le 10 juillet 2018 à 08:20
Par: CIMTCHAU
À trois mois de la légalisation du cannabis, la moitié des entreprises au Québec se disent peu ou pas du tout prêtes. C’est ce que révèle un sondage réalisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agrées. Dans nos régions aussi, les entreprises tentent de se préparer à l’entrée en vigueur de la loi, prévue le 17 octobre prochain.
Lepage Millwork se prépare la légalisation du cannabis depuis plus d’un an. L’entreprise, qui compte plus de 400 employés à Rivière-du-Loup, a mis en place des mesures de prévention et d’intervention auprès de son personnel, comme cela se fait déjà pour l’alcool.
«C’est un sujet qu’on a abordé lors de nos formations avec nos contremaîtres. Ils n’ont pas des connaissances médicales en soit, mais on essaie de les outiller du mieux qu’on peut pour être capable de déceler des facultés affaiblies. On a également dans le programme d’assurance collective des choses qui sont mises en place pour donner un coup de main aux gens qui seraient pris avec cette problème-là», indique la directrice des ressources humaines, Mélanie Binette.
L’entreprise Prelco interviendra aussi auprès de ses employés. Malgré la vente légale de cannabis, elle fera confiance à ses travailleurs.
«Bon avant une cigarette, on pouvait fumer cela peut-être à temps de mètres de l’usine. Est-ce qu’on devrait laisser fumer le pot récréatif? Je ne penserais pas parce qu’on a toujours dit que la cigarette n’affecterait pas les facultés, le pot oui», croit le directeur des ressources humaines, Pierre Bédard.
Une journée de formation en septembre
Dans ce contexte, la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup tiendra une journée de formation, en septembre, pour sensibiliser les petites et moyennes entreprises.
«Si vous avez des problèmes, on présentera des programmes pour aider les entreprises au niveau de la gestion des ressources humaines. Nous donnerons des outils aux employeurs pour pouvoir bien former leur personnel», explique la présidente, Frédérique Guignard.
Le sondage révèle que 38 % entreprises estiment que l’usage des drogues par les travailleurs est déjà un peu ou beaucoup problématique pour leur organisation. 22 % croient que les impacts seront nombreux dans les milieux de travail.