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Sécurité ferroviaire : les VTT endommagent les installations

Publié le 21 juillet 2026 à 16:21, modifié le 21 juillet 2026 à 17:02

Par: Pierre-Marie Nicolas

La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) demande aux utilisateurs de véhicules tout-terrain de rester loin de la voie ferrée. L’organisation dit constater des dégâts répétés causés par la circulation de VTT le long des rails, particulièrement à Caplan et à Bonaventure.

Le long de la voie, des sentiers se creusent au fil des passages. Ce n’est pas seulement le sol qui s’use : c’est le rail qui en paie le prix.

Le directeur général de la SCFG, Luc Lévesque, parle d’un déchaussement.

« C’est vraiment ce qu’on appelle un déchaussement. Ça, c’est une problématique, et puis on peut le voir facilement. Je veux dire, c’est les VTT qui, en longeant la voie ferrée, viennent complètement dégager notre ballast. »

Le ballast, c’est ce lit de roche sous les traverses. C’est lui qui garde le rail en place.

Recharger le ballast coûte cher chaque année, pour la SCFG comme pour le ministère des Transports.

« Il faut en acheter, ça coûte quand même, c’est assez dispendieux. Il faut l’embarquer dans des wagons. Venir l’étendre sur la voie ferrée. Après ça, l’étendre, refaire toute l’épaule. C’est des centaines de milliers de dollars qu’on dépense absolument dans le vide, parce que ces infrastructures-là, c’est tous des travaux qui ont été faits et qui étaient adéquats. Et puis là, faut recommencer. »

Au-delà des dégâts matériels et des risques sécuritaires, le problème a aussi un impact direct sur la circulation des trains.

« En attendant, on est obligé de réduire la vitesse des trains. En réduisant la vitesse des trains, bah ça fait que le train roule plus tard. On a des gens qui se plaignent que le train roule la nuit. Bah, en partie, des problèmes, quand tu passes en VTT sur le bord de la voie ferrée, bah ce que ça occasionne, par la bande, c’est un train qui passe à 2h du matin. », explique Luc Lévesque.

Face à ce problème qui revient d’année en année, la SCFG envisage des mesures plus fermes. Le président de l’organisation, Éric Dubé, ouvre la porte à des clôtures dans certains secteurs.

« C’est sûr à certains endroits, on verra l’obligation, soit de mettre des barrières, ou des contraintes de clôturer la voie. Il y a certains secteurs ça a été fait. Justement pour éviter des gens qui traversaient à des endroits qui étaient dangereux. Et nous la priorité justement la sécurité. »

En parallèle, le réseau ferroviaire reste sous surveillance constante.

« La voie ferrée, avec des inspecteurs qualifiés, est inspectée deux fois par semaine en véhicule rail-route. Elle est inspectée à pied une fois par année. Ensuite, deux fois par année, on fait des inspections, il y a des véhicules géométriques qui passent. Les autres, c’est des véhicules avec tout l’équipement spécialisé qui détecte. »

La Société du chemin de fer rappelle que les sentiers de VTT officiellement signalisés demeurent la seule option permise le long de la voie ferrée.