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Renouvellement du Fonds des pêches du Québec : 50 millions jusqu’en 2031

Publié le 17 juillet 2026 à 17:07, modifié le 17 juillet 2026 à 17:07

Par: Maely Bouchard

Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ont finalement renouvelé le Fond des Pêches du Québec sur une période de cinq ans, avec une enveloppe de 50 millions de dollars. Cet argent permet à l’industrie d’innover davantage.

C’est une enveloppe importante pour l’industrie de la pêche. Une somme insuffisante, mais essentielle toutefois, selon le directeur général de Merinov. « Les besoins en termes d’innovation dépassent largement 50 millions de dollars. Par contre c’est un bon levier.  Ça va permettre d’agir comme levier puis d’aller chercher d’autres fonds en fait pour venir grossir les projets », explique le directeur général de Merinov, David Courtemanche.

 

Pêches et Océans Canada l’annonçait ce matin, une enveloppe de 50 millions est octroyée pour les cinq prochaines années pour le Fonds des pêches au Québec. C’est tout l’écosystème de la pêche qui en bénéficiera. « C’est une très bonne nouvelle pour le secteur halieutique. Quand je parle du secteur de l’halieutique, je parle autant de la capture, de la transformation, de la recherche et de l’innovation », affirme le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix.

 

Respectivement, le gouvernement du Canada finance 60% de la somme et le gouvernement du Québec 40%. Par le passé, les postulants devaient desservir l’un des trois piliers pour accéder à des fonds : soit l’innovation, les infrastructures ou les partenariats scientifiques. Une nouveauté pointe du nez cette fois-ci. « On a ajouté aussi à l’intérieur des objectifs, le secteur du développement des marchés qui était absent de l’entente précédente », mentionne le député de Gaspé.

 

La raison : les menaces tarifaires de nos voisins du sud. « On exporte entre 80% et 90 % de notre production, notamment aux États-Unis, mais les États-Unis se sont avérés un partenaire moins fiable qu’auparavant », soulève le directeur général de Merinov.

 

C’est une façon de rendre le secteur plus résilient aux guerres commerciales, selon le député de la Gaspésie-Les-Îles-de-la-Madeleine-Listuguj. « Présentement ça va, il n’y a pas de tarifs, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver, donc c’est important de diversifier nos partenaires économiques à l’international vers l’Europe,  vers l’Asie », Alexis Deschênes.

 

Plusieurs se retiennent d’élargir leur marché, fautes de manque de ressources. D’où l’importance d’ajouter un tel volet. « Ce n’est pas facile pour les entreprises québécoises, c’est beaucoup plus confortable pour l’instant de dire, ben on va continuer d’envoyer nos produits aux États-Unis parce que c’est plus simple, mais en réalité y a certaines entreprises qui regardent ailleurs pis y a des adaptations qui sont nécessaires qui doivent être financé »,  explique David Courtemanche.

 

Le gouvernement libéral avait promis d’augmenter sa contribution de 20% pour le Fond des pêches du Québec lors de sa dernière campagne. L’augmentation actuelle est de 17%.