Près de 200 000 québécois en vacances dès aujourd’hui
Publié le 17 juillet 2026 à 16:44, modifié le 17 juillet 2026 à 16:53
Par: Pierre-Marie Nicolas
Près de 200 000 travailleurs ont quitté les chantiers de construction pour prendre des vacances bien méritées au cours des deux prochaines semaines. Entre le prix de l’essence et l’inflation, les vacanciers sont amenés à revoir leur planification.
Guedilles, homard, poutine : à la Cantine Drive-in de Carleton-sur-Mer, la saison est bien lancée pour affronter les deux semaines de vacances de la construction. Cette année encore, la Gaspésie fait partie des destinations préférées des Québécois.
« Il faut voir que ça triple pratiquement notre chiffre d’affaires. Au niveau de la production, c’est la même chose. On triple nos productions niveau tout ce qui est préparation. Guédille, homard, poutines, de la crème glacée », résume Jean-Pascal Blanchette, gestionnaire à la Cantine Drive-in de Carleton-sur-Mer.
L’engouement se ressent aussi à quelques rues de là, à la coopérative La Héronière, où bénévoles et salariés s’activent.
« Ça vient de l’Europe, ça vient des États-Unis. Ça vient du Québec. On est bien soutenu par la communauté aussi mais ça vient de partout et je vous dirai à une grande surprise depuis le mois de mai depuis qu’on est ouvert », indique Jasmine Sirard, membre de la coopérative La Héronière de Carleton-sur-Mer.
La boutique de souvenirs expose près de 70 artisans de la région.
« Nos produits gaspésiens voyagent, parce qu’il faut se dire ici, tout ce que vous allez trouver, c’est uniquement gaspésien. Uniquement. Donc les gens sont heureux de partir avec un petit morceau de la Gaspésie vers leur destination », ajoute Jasmine Sirard.
Des vacances à budget serré
Mais la situation à l’international et l’inflation s’invitent aussi dans les projets de vacances des Québécois. Entre le prix de l’essence et le coût de la vie, certains vacanciers s’adaptent.
« Je dirais que justement on privilégie les dodos gratuits. J’ai toujours pu fonctionner comme ça avec des applications comme iOverlander. Où la terre de la Couronne et tout ça. On dort en tente justement. Ça nous a coûté pour l’instant 30 $ à peu près sur les cinq derniers jours pour les dodos », raconte Nicolas Carmel, touriste originaire de l’Estrie.
Même retenue du côté des repas.
« On se limite pour les restaurants. On a apporté une plancha avec une planche à découper et puis on cuisine du tofu, des carottes, du riz », précise-t-il.
D’autres restent carrément dans la région. C’est le cas de Samantha Dubé, résidente de la vallée de la Matapédia.
« Vraiment pour redécouvrir la région. Parce qu’on est toujours portés à aller vers la ville, et puis d’oublier un petit peu le secteur, un petit peu plus éloigné », explique-t-elle.
Complet depuis longtemps
Reste que la demande touristique, elle, ne faiblit pas. Au Manoir Belle Plage, c’est complet depuis longtemps pour les deux semaines de vacances.
« Les gens réservent extrêmement tôt. De faire le tour de la Gaspésie sans réservation et arriver au fur et à mesure, ce n’est plus possible. Encore moins dans les semaines de la construction, ça fait longtemps qu’elles sont bookées », affirme Éloïse Tanguay-Beaumont, directrice générale du Manoir Belle Plage.