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Des ruptures de services de plus en plus fréquentes dans les hôpitaux

Publié le 6 juillet 2026 à 16:48, modifié le 7 juillet 2026 à 16:42

Par: Élodie Rézine

Une autre rupture de service du bloc opératoire a eu lieu en fin de semaine à l’Hôpital de La Pocatière. C’est la deuxième fois en un mois que la situation se produit, une cause du manque de chirurgiens dépanneurs.

C’est grâce aux chirurgiens dépanneurs que les hôpitaux qui font face à des ruptures de services, comme celui de Notre-Dame-de-Fatima en fin de semaine, peuvent continuer d’opérer. Cependant, le Kamouraska peine à les trouver.

Ce n’est pas la première fois que des ruptures de services à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima surviennent, et c’est une fois de trop pour le comité « Mes soins restent ici ».

« Tout le monde peut se blesser et nécessiter une opération d’urgence. L’impact est majeur sur tous. On peut dire que ça a duré juste quatre jours, mais à mon sens à moi, c’est quatre jours de trop », déplore le porte-parole citoyen du comité, Jean-Yves Rioux.

Pour la porte-parole médecin du mouvement, Marie-Ève Fromentin, ce sont des ruptures de services trop fréquentes. « Le problème vient du fait qu’on a deux chirurgiens dans notre milieu. Des chirurgiens, des fois ça prend des vacances, des fois ça va dans des congrès. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas toujours capables de se remplacer l’un et l’autre. »

Toutes les absences de chirurgiens ne se concluent pas nécessairement en fermeture des blocs opératoires. Selon Marie-Ève Fromentin, le problème peut arriver environ une fin de semaine sur six. Les médecins dépanneurs viennent alors prêter main-forte. Ces chirurgiens ne courent cependant pas les rues.

« C’est sur une base volontaire que les médecins deviennent dépanneurs. Puis dans notre monde où les besoins sont très très grands, les médecins qui ont du temps en plus, pour offrir du temps à nos milieux ne sont pas si nombreux », souligne la porte-parole.

 

Le département d’obstétrique fait aussi face à son lot de difficultés. La plupart des médecins dépanneurs ne sont pas formés pour administrer des césariennes, ce qui force les mamans à donner naissance à l’extérieur de la région. La solution semble évidente pour le comité : former tous les chirurgiens à l’administration de la césarienne.

Jean-Yves Rioux est découragé par la situation. « C’est toute la récurrence de ces événements qui devient questionnable. On est encore loin de la solution finale, qui serait de ne plus avoir de découvertures. »

Santé Québec Bas-Saint-Laurent précise que la décision d’arrêter les services chirurgicaux est toujours bien réfléchie et que la sécurité des patients demeure leur priorité.  La rupture de service reste de dernier recours.

Aucun transfert vers Rivière-du-Loup n’a dû être effectué durant la rupture d’en fin de semaine. Le bloc opératoire et l’aile d’obstétrique a repris service ce matin.